Galerie

Un dimanche pas comme les autres
Un nid d’Amour

« L’enthousiasme est un transport de l’esprit qui fait penser les choses d’une manière sublime, surprenante, vraisemblable. Or, comme celui qui considère un ouvrage suit le degré d’élévation qu’il y trouve, le transport d’esprit qui est dans l’enthousiasme est commun au peintre et au spectateur; avec cette différence néanmoins, que bien que le peintre ait travaillé à plusieurs reprises pour échauffer son imagination, et pour monter son ouvrage au degré que demande l’enthousiasme, le spectateur au contraire, sans entrer dans aucun détail, se laisse enlever tout à coup, et comme malgré lui, au degré d’enthousiasme où le peintre l’a attiré… » Roger de PilesL’idée du peintre parfait

« Il est à propos que le peintre choisisse entre les qualités de son sujet celles qui sont le lus capables de lui fournir des circonstances qui mettent son esprit en mouvement. Car par ce moyen, ayant échauffé son imagination par l’élévation de ses pensées, il arrivera jusqu’à l’enthousiasme et jettera de l’admiration dans l’esprit des spectateurs. Pour disposer l’esprit à l’enthousiasme, généralement parlant, rien n’est meilleur que la vue des ouvrages des grands maitres. » Roger de Piles – Cours de peinture par principes

L’imprévu
N’y voir que du feu
Le merveilleux voyage
Onze heure cinquante, passage du hibou aux yeux d’or
Les ampoules d’or

« L’absence, dans l’architecture du Palais, des qualités d’ordre et de symétrie qui font l’incomparable beauté des monuments grecs, est compensée par l’élégante ordonnance des terrasses superposées, les escaliers monumentaux, la variété obtenue par les escaliers dérobés, les salons en équerre, les portiques d’angle, les colonnes multipliées de tous côtés. L’éclairage – souci majeur des Crétois – était assuré par des courettes intérieures ou « puits de lumière » et par des fenêtres. Ces « puits de lumière » comptent parmi les éléments les plus originaux de l’architecture crétoise; ils devaient produire une heureuse distribution d’ombre et de lumière. Il faut mentionner aussi le système de canalisation très perfectionné qui assurait l’écoulement des eaux de pluie et des eaux-vannes; on a pensé trouver même un système de chauffage central.

A l’intérieur de ces palais, des fresques d’une perfection imprévue, d’une élégance fabuleuse, s’offrent à nos yeux. Cinq ou six couleurs pures, d’une grande vivacité, et notamment d’un « bleu séraphique » et un « rouge corrida » qui n’appartiennent qu’aux Crétois, semblent répandre la grâce royale sur tout un monde de plantes, d’animaux, de personnages. Dans la Villa princière de Haghia Triada, un chat sauvage guette, prêt à bondir sur un coq de bruyère, parmi des touffes de crocus, des lys rouges, des fleurs irréelles et des roches tapissées de lierre; à Cnossos, un singe bleu cueille des tiges de papyrus; deux grands dauphins et de petites daurades nagent parmi les coraux et les coquillages. » Hélène Candilis – Inventaire de la Crète

Comme il vous plaira

« Traiter l’apparence comme une idée, c’est à dire poser en principe que la pensée du sujet se trouve pleinement mobilisée perçoit, est la seule façon de rendre compte de l’invention de l’écriture. L’association sur un même support de pictogrammes figuratifs et de symboles abstraits, association que l’on constate à l’origine des systèmes idéographiques, ne prend sens que si l’on admet l’existence de cette pensée et si l’on conçoit que son mode d’activité est différent de celui de la langue. Le passage de ces associations aux ensembles d’idéogrammes structurés en « langue graphique », la mutation de l’idéogramme en phonogramme, ne semblent plus, dans cette perspective, avoir nécessité de façon magique une intervention extérieure, mais être la conséquence naturelle, mais être la conséquence naturelle d’une même démarche, qui tâche à rendre cohérents,jusqu’à les fondre en un seul système phénomènes visuels et faits de langue en faisant successivement l’expérience d’interprétants différents. Et le fait est, l’histoire nous le montre, que les créateurs d’écriture ne furent pas les hommes de la parole légiférante et autoritaire – cette parole fut-elle seulement déléguée -, les prophètes, mais ces observateurs silencieux, occupés à reconstituer signe à signe les messages inscrits par les dieux, dans une langue étrangère à celle des hommes, sur des foies d’animaux, des carapaces, des os, ou dont ils contemplaient dans le ciel les diagrammes composées d’étoiles – les devins. »

« La mémoire procédait à l’inverse: elle nécessitait un retour sur soi du locuteur, et ce retour, si l’on admettait qu’il relevait d’un processus visuel, ne pouvait être que réceptif. Reconnaître l’efficacité de ce processus au même titre que celle de l’action était opposer au sujet du logos un concurrent, une sorte de double muet qui penserait et agirait par les yeux. – La culture occidentale était tout à fait capable d’assimiler un tel sujet, ce qui était un moyen pour elle de l’éliminer. C’est ce qu’elle a fait: le Je cartésien résulte d’un amalgame entre sujet verbal et visuel, et le On de Merleau-Ponty, celui de leur fusion dans un corps. L’absolu individuel, fut-il conçu comme une monade, ne saurait connaître de limites. Mais il lui est impossible, en revanche, d’intégrer ce par quoi le visible fait sens pour lui. Car l’ordre dominant, en ce cas, n’est pas celui du pôle individuel et distinctif, âme ou « chair », où ce construit la pensée mais ce à partir de quoi cette pensée se construit, c’est à dire un espace où les objets non de surgir du réel comme autant de reflets du sujet lui-même, mais de proposer à celui-ci un réseau d’indices matériels susceptibles d’éclairer le système immanent de leur support. »

Anne Marie Christin Poétique du blanc

Un coup de dé jamais n’épargnera son reste
Melancolia
Le sourire du Tao

« Dieu en créant les corps a fourni une ample matière aux créatures de le louer et de de le reconnaître pour leur Auteur; mais en les rendant colorés et visibles, il a donné lieu aux Peintres de l’imiter dans sa toute puissance, et de tirer comme du néant une seconde Nature qui n’avait l’être que dans leur idée. En effet tout serait confondu sur la terre et les corps ne seraient plus sensibles que par le toucher, si la diversité des couleurs ne les avaient distingués les uns des autres » Roger de Piles – Conversation sur la connaissance de la peinture et sur le jugement qu’on doit faire des tableaux

 » – Mais certainement, Socrate, dit Simmias, nous serions très contents d’entendre ce mythe. – Bien. Alors, fit-il, la tradition est la suivante, ami. Tout d’abord, voici comment on la verrait, cette Terre, si on la regardait d’en haut: elle serait bariolée comme ces ballons faits de douze pièces de cuir, aux couleurs nettement tranchées, dont les couleurs d’ici – celles qu’utilisent les peintres – sont comme une imitation. Mais là-bas, c’est la Terre tout entière qui est faite de telles couleurs, et même de couleurs encore plus éclatantes et plus pures. Là elle est pourpre et d’une beauté extraordinaire, là, elle est dorée; ailleurs, elle est d’une blancheur plus blanche que craie ou que neige, et, de même, quand elle comporte d’autres couleurs, celles-ci sont plus variées et plus belles que toutes celles qu’il nous a été donné de voir. Car les creux de la Terre, remplis comme ils sont d’eau et d’air, présentent en eux-mêmes une sorte de coloration dont la brillance vient s’interposer devant la diversité des autres couleurs et fait que cette terre offre, dans ses teintes, l’aspect d’une variation uniforme et continue. Sur la Terre de là-bas, colorée comme je l’ai dit, tout ce qui pousse pousse en proportion: arbres, fleurs, fruits aussi.De même pour les montagnes: toujours selon la même proportion, les roches y sont plus lisses, plus transparentes, et leurs couleurs sont plus belles. C’est d’elles, d’ailleurs, que proviennent les pierres que nous nommons ici-bas précieuses et qui en sont de petits fragments – sardoines, jaspes, émeraudes et autres; là-bas, il n’est aucune pierre qui ne soit de cette sorte, et il y a plus beau encore. La cause en est que ces pierres-là sont pures; qu’elles ne sont ni rongées ni corrompues comme celles d’ici par la putréfaction et le sel, du fait des substances qui se déversent ensemble ici-bas; car telle est l’origine de la laideur et des maladies qui affectent les pierres, la terre, ainsi que les animaux et les plantes.? Mais cette Terre de là-bas, elle, est parée de la beauté de toutes ces pierreries, et, en plus, d’or, d’argent et autres splendeurs du même genre. Et tout cela se déploie au grand jour dans l’évidence de sa nature, avec luxuriance et magnificence en tous endroits de cette Terre-là, si bien que la regarder est un spectacle fait pour des spectateurs bienheureux. » Platon – Phédon (traduction Monique Dixsaut)

« Toutefois il faut au moins avouer que les choses qui nous sont représentées dans le sommeil, sont comme des tableaux et des peintures, qui ne peuvent qu’être formés à la ressemblance de quelque chose de réel et de véritable; et qu’ainsi, pour le moins, ces choses générales, à savoir des yeux, une tête des mains et tout le reste du corps, ne sont pas choses imaginaires mais vraies et existantes. Car de vrai, les peintres, lors même qu’ils s’étudient avec le plus d’artifice à représenter des sirènes et des satyres par des formes bizarres et extravagantes, ne leur peuvent pas toutefois attribuer des formes et des natures entièrement nouvelles, mais font seulement un certain mélange et composition des membres des divers animaux ; ou bien, si peut-être leur imagination est assez extravagante pour inventer quelque chose de si nouveau, que jamais nous n’ayons rien vu de semblable, et qu’ainsi leur ouvrage nous représente une chose purement feinte et absolument fausse, certes à tout le moins les couleurs dont ils le composent doivent être véritables. » Descartes – Première méditation (traduction Florence Khodoos)

« L’essence de la peinture ne consiste pas seulement à plaire aux yeux mais à tromper »(…) « Elle (la peinture) ne permet à personne de passer indifféremment par un lieu où sera quelque tableau qui porte ce caractère, sans être comme surpris, sans s’arrêter et sans jouir quelque temps du plaisir de sa surprise. La véritable peinture est donc celle qui nous appelle (pour ainsi dire) en nous surprenant: et ce n’est que par la force de l’effet qu’elle produit que nous ne pouvons nous empêcher d’en approcher, comme si elle avait quelque chose à nous dire. Roger de Piles – Cours de peinture par principes

« Je ne saurais juger d’une même chose exactement de même. Je ne puis juger de mon ouvrage en le faisant; il faut que je le fasse comme les peintres, et que je m’en éloigne; mais non pas trop. De combien donc? Devinez. » Blaise Pascal – Pensées 14

« Si l’art de ce siècle fait si triste mine, c’est seulement parce qu’il n’est pas dominé par une conception novatrice de la nature » / « L’art est infini, chaque oeuvre est un fragment, même si elle apparaît comme un tout achevé » / « Ou imitation de la nature ou peinture d’idée, tel est le dilemme; la justesse est ailleurs et l’obtiendra celui qui trouvera une troisième voie, qui n’est ni l’imitation de la nature ni le peinture d’idée » / « On dit que l’art s’occupe de la forme des choses te la science de leur essence sans penser que la forme des choses n’est pas moins essentielle que tout ce qu’on se plait à nommer leur essence » / « L’œuvre d’art n’a pas d’idée, elle est elle-même une idée » Konrad Fiedler (1841 – 1895) Aphorismes

« Protarque – Mais alors, Socrate, quels sont les plaisirs qu’on pourrait à bon droit regarder comme vrai? Socrate – Ceux qui sont liés aux couleurs qu’on dit belles, aux figures, à la plupart des parfums, ceux des sons et, en général, à tout ce dont l’absence n’est ni sensible ni douloureuse, mais qui donne lieu au contraire à des répétitions qui sont sensibles, plaisantes et pures de toute douleur. Protarque – Mais encore, Socrate? De quoi parle-t-on ainsi? Socrate – Ce que je suis en train de dire n’est certes pas compréhensible d’emblée; je vais tenter de le clarifier. Par la beauté des figures, je ne cherche pas à désigner ce que la foule des hommes comprendrait, par exemple la beauté de certains être vivants ou de leurs représentations sur les tableaux. Non, ce dont je parle moi, ce dont parle cette démonstration, c’est de droites ou de cercles, puis de tout ce qui en provient, surfaces ou volumes, au moyen des compas, des règles ou des équerres, si tu me comprends bien. Je dis de ces figures que, à a différence des autres, elles ne sont pas belles relativement les unes aux autres, mais qu’elles le sont naturellement, par elles-mêmes et pour toujours, et qu’elles comportent des plaisirs qui leur sont apparentés, des plaisirs qu’on ne peut aucunement rapporter à ceux de la démangeaison. Et les couleurs du même type sont belles à leur tour, comme le sont les plaisirs qu’elles comportent. Alors, comprenons-nous mieux de la sorte? Protarque – Je m’y efforce, Socrate, mais peux-tu t’efforcer toi-même d’être encore plus clair. Socrate – Je dis donc que, parmi les sons, ceux qui sont doux et limpides, qui rendent une note unique et pure, ceux-là ne sont pas beau relativement à un autre, mais ils le sont eux-mêmes et par eux-mêmes, et ils sont accompagnés de plaisirs qui leur sont propres par nature. Protarque – Il en va en effet ainsi. Socrate – Quant aux odeurs, les plaisirs qu’elles comportent sont d’un genre moins divin. Mais dans la mesure où ces plaisirs ne sont pas nécessairement mélangées des douleurs, je tiens ce genre, quels que soient l’endroit et la manière dont nous pouvons les rencontrer, pour entièrement opposé aux autres.Il est donc question, si tu me comprends, de deux espèces de plaisirs. Protarque – Je comprends » Platon Philèbe (traduction jean-François Pradeau)

Trois songeurs

« Et derrière toutes ces réponses, qu’elles prennent la forme d’illustrations, de dénégations ou d’attaques, se profilera toujours l’ombre menaçante d’une « toilette » dont la définition pèsera sur toute l’histoire des arts visuels, cette Kosmètikè malfaisant et trompeuse qui produit l’illusion par le fard de ses couleurs. Tout un ensemble de pratiques et de comportements subiront les effets négatifs d’une telle critique et se trouveront rejetés du simple fait de leur concordance avec ce qui est condamné à travers cette définition. En premier lieu, toutes les activités qui ont en commun de recourir à des artifices pour feindre la vérité et teindre la nature, toutes les techniques de maquillage, de teinture et de peinture, c’est-à-dire l’ensemble des arts de l’ornement et de l’agrément, aussi bien ceux du corps que du décor, du visage que du vêtement, du discours que de l’image. Pour toute une tradition dont nous sommes encore aujourd’hui les héritiers, le fard sera désormais perçu comme l’indice d’une lacune originelle, le voile d’une laideur toujours pressentie sous la virtuosité des masques, le signe d’une imperfection que l’art chercherait à dissimuler. L’alliance bien pensante du puritanisme moral et de l’austérité esthétique pourra ainsi se nouer dans l’antichambre du ressentiment où un vieux désir têtu et sournois d’identifier la fadeur et la beauté se délectera d’une certitude sans cesse réitérée: seul ce qui est insipide, inodore et incolore peut être dit vrai, beau et bien. Percevant toujours les plaisirs du simulacre comme source de leur exclusion absolue, tous les amants de la vérité et les défenseurs de la nature, à quelque époque qu’ils appartiennent, qu’ils soient philosophes ou orateurs, gens de lettres ou d’Église, peintres ou géomètres, décorateurs ou architectes, et quelles que soient leurs positions à l’égard du platonisme, sont en ce sens les héritiers d’une métaphysique dont le regard moral ne peut voir qu’un univers en noir et blanc, vidé de ses parures, lavé de ses fards, purifié de toutes les drogues qui offusquent l’esprit et enivrent les sens. Tous et toujours ils voudront fermer les armoires à parfums et les boîtes à couleurs afin d’empêcher que tout un ensemble d’activités que Platon avait désignées comme magiques te maléfiques ne s’échappent de la pharmacie où il avait voulu les ranger et d’où malheureusement ils n’ont cessé de se répandre pour pénétrer l’univers du discours et de la représentation. » Jacqueline Lichtenstein La couleur éloquente

Révélations magnétiques

«  »Dans la peinture, on fait grand cas de la notion de vide-plein. C’est par le Vide que le Plein parvient à manifester sa vraie plénitude. Cependant, que de malentendus il convient de dissiper! On croit en général qu’il suffit de ménager beaucoup d’espace non plein pour créer le vide. Quel intérêt présente ce vide s’il s’agit d’un espace inerte? Il faut en quelque sorte que le vrai Vide soit plus pleinement habité que le Plein. Car c’est lui qui, sous forme de fumées, de brumes, de nuages ou de souffles invisibles, porte toutes les choses, les entraînant dans le processus de secrètes mutations. Loin de « diluer » l’espace, il confère au tableau cette unité où toutes choses respirent dans une structure organique. » François Cheng Vide et plein

Le bateau ivre
Cosmic music

« Il existe une couleur or, mais ce n’est pas d’elle dont Rembrandt s’est servi pour donner à voir un casque doré. »

« La différence entre un or rouge-sombre et un jaune rouge-sombre. L’or a ici la valeur d’une couleur. »

« On parle de la « couleur de l’or » et ce que l’on entend par là n’est pas le jaune. « Couleur d’or » est la propriété d’une surface qui brille ou qui luit. »

« Doré est une couleur de surface. » Ludwig Wittgenstein – Remarques sur les couleurs

« Innombrables sont les phrases qui n’auraient pu être formulées ni même conçues sans les images du Paradis ou de l’Age d’Or » Dominique Forget Lampes de Poche

Le fait d’ajouter du blanc à une couleur lui enlève de sa coloration. Ce n’est pas le cas si c’est du jaune que l’on ajoute. – Est-ce là-dessus que ce fonde la proposition selon laquelle il ne peut y avoir de blanc transparent clair?

Qu’est-ce donc qui fait l’essentiel du trouble? Car quelque chose de transparent jaune, ou rouge, n’est pas trouble; il est trouble s’il est blanc.

Trouble est-il ce qui voile les formes, et voile-t-il les formes parce qu’il efface lumière et ombres?

Ce qui est blanc n’est-ce pas ce qui ôte du sombre?

On parle d’un « verre noir », mais quelqu’un qui voit à travers un verre rouge une surface blanche la voit rouge, tandis qu’à travers un verre « noir » il ne la voit pas noire.

On se sert souvent pour y voir clair de verres de lunettes teintés, mais jamais troubles.

« L’adjonction de blanc efface la différence entre le clair et le sombre, la lumière et l’ombre »: cela détermine-t-il plus précisément les concepts? Je crois que oui.

Si quelqu’un ne trouvait pas qu’il en est ainsi, ce n’est pas qu’il aurait l’expérience opposée, c’est seulement que nous ne le comprendrions pas. Ludwig Wittgenstein Remarques sur les couleurs

Une récompense céleste
En attendant Godot
Prière d’insérer
Le chemin de ronde
Le sourire de la Joconde
Rien que toi et moi dans la surface de réparation
L’échappée belle
L’ivresse du hachich
Vœux
Célébration fertile
L’enveloppe et le reste
Honni soit qui mal y pense
De deux choses Lune
Transmission de pensées
Un parfait inconnu
La part qui manque

« A ces mots, il la laissa là et s’en alla à ses soufflets. Il les tourna vers le feu et leur commanda de travailler. Et les soufflets, les vingt soufflets de souffler tous dans les creusets, laissant, diverse, échapper leur haleine bonne allumeuse, pour le service tour à tour, hâte ou non, d’Héphaïstos, selon ce que voulait la mise au point de son travail. Il jeta dans le feu le bronze indestructible, l’étain, l’or précieux et l’argent. Puis il mit sur son établi une grande enclume, prit d’une main un puissant marteau et prit de l’autre ses pinces.

Il fit tout d’abord un grand et solide bouclier en le décorant de tous ses côtés. Il mit autour une triple bordure, brillante, éblouissante. Il y fixa un baudrier d’argent. Le bouclier même comportait cinq couches. Alors avec savoir et intelligence il y fit un décor multiple.

Il y forgea la Terre et le Ciel et la mer, le soleil infatigable et la pleine lune. Il y mit toutes les étoiles, qui sont la couronne du ciel, les Pléiades, les Hyades, Orion dans sa force, l’Ourse, qu’on appelle aussi d’un autre nom, le Chariot, et qui tourne sur place en attendant Orion, seule à ne pas prendre sa part du bain dans l’Océan.

Il y fit deux belles cités des mortels humains…

Le bec prometteur
Scanner mental
D’où venons-nous? Où en sommes-nous? Qu’espérons-nous?
L’attracteur clandestin
La bonne étoile
Parade
Guirlande
Vers une théorie de l’amour
Nomina non sunt consequentia rerum
Le rire de Déméter