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« Lampes de Poche », la Suite …

Quoi qu’il en soit le sourire du Bouddha restera toujours particulièrement séduisant et apaisant pour celui qui continue à hésiter entre Socrate et Geronimo

2020

Le souffle de l’effacement ne saurait jamais s’éloigner durablement de l’effacement du souffle

Si composer un poème consiste à plier et replier le langage sur sa propre musicalité signifiante l’écrire consiste à doter ce même poème d’une ouverture indéfinie sur les innombrables versions et variantes possibles de cette même et toujours très signifiante musicalité.

Les détenteurs particuliers et privés de la puissance économique ne peuvent pas ne pas être tentés d’influencer, de manipuler voire de falsifier ou de saboter la Délibération continuée, légitime et légitimante dans la mesure où cette délibération s’attache par nature et par principe à la visée d’un intérêt général qui ne saurait jamais recouvrir complètement leurs différents intérêts particuliers. La part manquante relativement à chacun de ces intérêts particuliers dans l’intérêt général ne peut concerner que le profit attendu par chacun de ces détenteurs particuliers de la puissance économique. Remarquons en outre que ce profit résulte le plus souvent d’une mise en œuvre toujours plus intense et prédatrice des forces disponibles de cette même puissance économique.

La très subtile et surtout très attirante signifiance du rien ne saurait s’épanouir vraiment et durablement qu’en demeurant étroitement enlacée au plus grand, au plus profond et au plus Généreux des Silences

Le meilleur du Nouveau pourrait-il soudain venir dévaluer voire abolir le meilleur de l’Ancien? Et ce meilleur de l’Ancien peut-il encore dévaluer ou mettre en cause le meilleur du Nouveau? Quoiqu’il en soit des éventuelles réponses à ces questions Seuls les points d’un même cercle ou d’une même sphère demeurent strictement équidistants d’un même autre point placé au centre exact de ce même cercle ou de cette même sphère!

Il y a un mannequin ou une sorte de pantin qui nous accompagne fidèlement et pour lequel nous nous prenons d’autant plus volontiers que, trouvant cette substitution tout à notre avantage nous n’avons aucune conscience de qui tire les ficelles, comment et pourquoi

A l’appropriation, à l’uniformisation et à l’exploitation toujours grandissantes d’un espace toujours plus encombré de marchandises normées, standardisées et toujours plus mécanisées ou robotisées sachons opposer l’anarchie d’un regard qui, inlassablement s’égare, se retrouve et puis de nouveau s’égare dans le désordre foisonnant du Paysage sans Nom

Le touriste motorisé, fort d’une puissance mécanique dont il fait volontiers et si possible bruyamment parade, se complaît à dégrader un environnement que, par ailleurs il fait semblant d’admirer!

Pourrait-on aller jusqu’à percevoir le rien comme un clin d’œil de l’impensable Néant Néant?

Autrui peut sûrement venir frapper à la porte de notre labyrinthe mais que faire alors de mieux sinon lui permettre d’ouvrir lui-même une nouvelle porte à l’intérieur de son propre, imprévisible et double labyrinthe à Ciel Ouvert et à Claire Voie?

La Démocratie à laquelle nous ne manquons pas d’être attachée est constamment menacée par un despotisme dont l’arbitraire et l’autoritarisme constituent déjà une première manifestation. D’une part en effet les personnes à qui le pouvoir est temporairement confié au nom de la délibération et qui, de ce fait, ont la charge de mettre en œuvre les décisions ou simples orientations de cette même délibération peuvent de ce pouvoir et aller jusqu’à préparer sa confiscation. D’autre part chaque citoyen peut, au nom d’une liberté purement naturelle, et sauvage et redevenant par là une simple individualité passer outre, parfois même violemment, à cette délibération, à ses décisions et au cadre nécessaire à son fonctionnement et à sa légitimité.

Les automobiles et autres engins motorisés sont autant de petits fragments de propriété provoquant immanquablement chez leurs conducteurs le sentiment exacerbé d’être également devenus propriétaires de la portions d’espace qu’ils utilisent pour se déplacer, parfois à grande vitesse. Notons au passage que l’usage d’une simple paire de chaussures ne provoque que très rarement un tel sentiment d’appropriation!

C’est en se soumettant et même les yeux fermés s’il le faut à cette langue qui nous gouverne plus souvent qu’on veut bien le croire qu’on se donne la meilleure Chance d’en découvrir encore et encore les surprenantes, imprévisibles et sûrement aussi labyrinthiques possibilités…

Mieux vaut caracoler dans le multiple qu’étouffer dans l’atmosphère raréfiée de l’Un même si, à l’occasion, Celui-ci peut tout de même servir de repère ou d’ancrage pour éviter que les excès ou débordements de ce même multiple ne nous entraînent pour nous précipiter dans les affreuses turbulences d’un indicible Chaos!

L’Horizon d’Universalité qui oriente les valeureux efforts d’une Science qui en repousse et en redessine constamment la ligne ne vaut que par rapport à cette énergique, imprévisible et très inconséquente Contingence dont cette même et admirable Science réussit par moments à éclairer les fragments éparpillés…

La lutte que nous menons contre le mal parfois assourdissant venu de l’extérieur est aussi une lutte contre les forces beaucoup plus discrètes et silencieuses qui, en nous, sont déjà prêtes à céder, à pactiser ou à trahir…

Le mal qui parfois nous entoure et nous assiège a généralement les yeux froids et distants caractéristiques de cette aveugle et aveuglante Nécessité qui ne tente de nous gouverner que pour nous précipiter plus surement et plus rapidement vers l’Inévitable de la dispersion qui déjà nous attend…

La dispersion annoncée ne devrait être vue ni comme un aboutissement voire une apothéose et encore moins comme une confrontation ou l’imminence d’un jugement qui nous attendrait mais bien comme l’occasion d’une Ouverture sur un inachèvement qui, déjà, nous traverse et nous allège, nous emporte et nous libère…

L’interminable délibération sur les possibles de l’Horizon pour les reconnaître en les bien distinguant les uns des autres, évaluer leurs légitimités respectives et mettre en œuvre d’éventuels prises en charge, partages ou répartitions est bien, depuis le tout début d’une Histoire fertile en rebondissements le Seul et Unique Horizon possible de notre Commune, irréversible et au fond très excitante Solitude.

C’est dans le phrasé de la phrase, dans ce qui échappe à tout calcul et à toute préméditation que se tiennent les ressources les plus subtiles et les plus subtilement fécondes de la compréhension…

Le rien de rien n’ajoute ni n’enlève rien à rien et c’est parfois beaucoup mieux comme ça!

Ce que nous sommes tenté de nommer le rien peut être tantôt vu comme une menace ou comme un échec possible et tantôt vu comme une chance, parfois même comme une réussite!

N’est-ce pas toujours en découvrant le caractère facultatif ou optionnel de certaines Majuscules qu’elles nous apparaissent soudain beaucoup plus aimables, plus riantes même et surtout plus convaincantes?

Les soins que nous devons à l’enfant venu de l’extérieur de notre labyrinthe à Ciel Ouvert et à Claire Voie sont-ils si différents de ceux que nous devons à l’enfant espiègle et capricieux qui, en nous, continue à ne pas fermer les portes derrière lui et à vouloir marcher dans les flaques d’eau?

Les nuances de l’Irréversible sont l’Indomptable de cette nostalgie dont la Musique n’aura cessé de répercuter en nous les indispensables échos

Les différences d’opposition ou de contrariété ne sont assurément qu’une des nombreuses possibilités, variantes et variations indéfiniment entretenues et régulièrement offertes par l’Insondable et très énergique Générosité du Grand Hasard

Le droit de chacun au secret et à la fantaisie est exactement complémentaire et solidaire du devoir de respecter ce même secret et cette même fantaisie chez autrui et notamment chez tous ceux qui partagent le même souci de la délibération continuée, légitime et légitimante.

C’est en s’effaçant toujours plus complètement au cœur indéfiniment déplacé de ses propres traces que l’auteur se fait le héraut d’une langue qui ne l’habite et ne l’enchante que pour mieux le diviser ou le diffracter, le dissoudre ou le disperser…

L’Énergique Générosité du plus Grand des Hasards ne peut devenir véritablement généreuse et bonne qu’Au-delà de cette aveugle et aveuglante Nécessité qui, encore et toujours, lui permet de s’affirmer victorieusement face aux impensables esquives d’un inconcevable néant

La coercition parfois violente exercée par le pouvoir au moyen des institutions légitimes de l’État n’est elle-même légitime que que si elle reste conforme aux exigences de l’intérêt général et du bien commun reconnu par la délibération continuée, c’est à dire aussi et peut-être même surtout aux exigences du fonctionnement juste et équitable de cette même délibération.

Les faiblesses de la démocratie sont-elles, relativement à celles du despotisme ou de son cousin le totalitarisme comme celles de la gazelle relativement aux faiblesses perspectives du lion ou de l’hippopotame? Ce qui est sûr c’est que, face à l’adversité, la démocratie peut mobiliser un potentiel de réponses diversifiées et relativement autonomes et indépendantes les unes par rapport aux autres, contrairement au despotisme ou au totalitarisme qui ne s’appuient que sur la soumission de l’uniforme. Ce qui est sûr également c’est que, pour la démocratie, ce potentiel de diversité et d’autonomie est aussi ce qui peut compromettre dangereusement l’unité, la cohérence et la promptitude de la décision légitime dont doivent être issues ces mêmes réponses.

Le dessein des caresses serait-il la Seule et Unique tangente à l’Horizon de l’impossible et Grand Amour?