A l’affiche!

(2361)Immergé dans la dispersion on tente de s’y reconnaître en l’accompagnant, en la canalisant, en l’orientant pour tenter de la soumettre aux règles d’un jeu qu’on invente à mesure en y participant soi-même…

(2360)Le changement est omniprésent et, à chaque seconde, que ce soit au niveau du microcosme ou bien à celui du Macrocosme, l’Inattendu de la rencontre produit ses innombrables imprévus. Que ses fruits soient doux ou bien amers, stériles ou bien porteurs d’une inestimable fertilité, ils n’en resteront pas moins pour nous et jusqu’au bout les glorieux messagers d’inépuisables apparences…

(2359)Il s’agit donc bien d’écrire la peinture le plus librement possible en jouant avec l’étirement de ses formes, leurs contractions, leurs déformations ou leurs métamorphoses tout autant qu’en plongeant dans un éblouissement d’innombrables et chatoyantes couleurs!

(2358)L’existence nous aura donc été donnée comme un éveil aussi soudain qu’imprévue en même temps que comme un embarquement contraint ou forcé dans l’entrecroisement ou, mieux, le tressage entre une dimension subjective qui ne cesse de nous envelopper en nous emportant et la construction toujours au fond personnelle d’une représentation qui se veut objective mais qui ne manque pas de se heurter, périodiquement, à une réalité qui lui résiste et dont le fond, immanquablement, ne cessera d’échapper aux efforts de cette même construction. Ajoutons que cette réalité ou se fond constitue la Seule et Inépuisable Source de cette subjectivité comme de l’objectivité qu’elle tente obstinément de construire et de reconstruire…

(2357)Et ce n’est pas la moindre des vertus de l’écriture que de nous permettre de mettre de temps en temps mais toujours durablement les points sur les i!

« Il n’est pas de fontaine si petite que les Cieux ne puissent se refléter en son sein » Nathaniel Hawthorn
L'écorce du bouleau
pèle...
Cette blancheur si proche
qu'on n'ose la toucher
comme un échantillon de celle qui voltige
si loin, si haut
inaccessible en haut des crêtes!


Ouvrant les volets ce matin
Gelée blanche! Piqure du froid!
Dans ma tête déjà s'allume une flambée


Tombant sur l'herbe aux dix mille brins couchés
ce matin de novembre
pluie froide en continu sur mille feuilles brunes
éparses dans nos cœur...


La flamme du poêle
bientôt
accueillera nos serrements du cœur
La flamme du poêle
toujours
pour assembler nos errements de cœur...


Ausculter en amont ce rêve qu'une abeille
pollinise en tentant d'écarter sa douleur...
Bombes aérosol, décharges interdites
l'aveuglement fait rage et tarira nos sources


Depuis tôt ce matin
pluie presque sans discontinuer...
Si agréable ce bruit venant de la toiture!
Dix mille gouttes à la seconde
roulement continue, feutré, tout en douceur...


Temps plus froid désormais sous un Ciel maintenant désespérément gris
Passer le balais pour le simple plaisir...
Chauffée, chaleureuse, l'intimité de la maison nous devient plus précieuse
propice
passer le balais pour étirer le temps...

*******
Le merveilleux voyage

*****

LAMPES DE POCHE

(2356)L’infiniment Grand comme écho, image ou reflet de l’Infiniment petit; l’Infiniment petit comme fond, recel ou ressource de l’infiniment Grand.

(2355)Nombre des constituants de notre identité ne restent-ils pas encore à découvrir en nous comme pourraient l’être les pièce éparses ou dispersées d’un même puzzle inachevé?… Ni leur nombre, ni la place que chacun d’entre elles viendra occuper relativement à celles des autres n’ont été fixés d’avance dans la composition d’un ensemble dont, jusqu’au bout, le sens global et ultime ne pourra que nous échapper

(2354)L’art d’écrire ne serait-il pas, sous certaines subtiles conditions de vacuité mentale ou spirituelle, l’art d’une haute couture à la fois chorégraphique et musicale?

(2353)Dans le Seul et Éternel Grand Vide il n’y a ni le rien, ni le plus infime des lieux ni le plus court, le plus fugitif et le plus insaisissable des instants

(2352)Nul autre que celui qui reste coincé dans la cage pour témoigner de la résistance, de la froideur et de la dureté des barreaux!

(2351)L’Éternité n’est pas le comble d’un rassemblement, d’un recollement ou d’un remembrement du Temps mais bien ce Seul Grand Vide laissé par l’effacement, l’évaporation ou la dissolution de ce même et insaisissable Temps

(2350)Pourquoi la peinture si ce n’est en quête d’un au-delà du langage? Et pourquoi encore la musique si ce n’est en quête d’un au-delà de la peinture? Et pourquoi donc le langage encore et toujours si ce n’est pour courir après les insuffisances de la peinture, de la musique et de lui-même?

(2349)Ouvrir un livre qu’on n’est plus sûr d’avoir lu pour y découvrir des phrases soulignées naguère sans toujours bien comprendre aujourd’hui pourquoi celle-ci plutôt que telle autre ou encore telle autre…

(2348)Lire en ne saisissant le sens que par fragments, soudaines illuminations ou encore comme si ces formes compréhensibles surgissaient un instant du brouillard de l’incompréhension, de la confusion et du non sens pour y retourner aussitôt!

(2347)Vivons chaque jour comme si c’était le dernier d’une suite dont nous n’ignorons aucune des péripéties, tribulations et autres mésaventures en même temps que comme si c’était le premier d’une nouvelle série dont la durée future seulement probable ne peut que se raccourcir de jour en jour et même de minute en minute!

(2346)Les Chefs-d’œuvre de l’Art, encore et toujours, pour nous inciter à chercher pour mieux comprendre et faire comprendre au moins autant qu’à accepter de ne pas comprendre tout en renonçant à le faire comprendre

(2345)Saluons la déconstruction comme une approche très savante, très mesurée et fort prudente des impossibles errements du Seul et Insaisissable Grand Vide

(2344)La toponymie a toujours su planter puis replanter inlassablement sa griffe aux flancs de la topographie.

(2343)N’ayant jamais cessé de chercher nous n’en continuerons pas moins de trouver

(2342)Le lieu de l’habiter se fait bientôt le gardien de tous nos signes, marques, symboles, repères choisis d’une existence livrée aux improbables, inconséquentes et capricieuses Générosités du plus Grand des Hasards !

(2341)Quel que soit le domaine de la sensibilité où elle manifeste son pouvoir l’œuvre d’art livre d’innombrables et parfois très subtiles indications sur l’en-deça comme sur l’au-delà d’une langue qui, toujours à nouveau, tentera de l’expliquer, d’en décrire les effets, ouvrant inlassablement les voies d’une compréhension renouvelée !

(2340)Pour prétendre savoir mesurer l’intelligence il faut se croire soi-même exceptionnellement intelligent ou bien, au contraire, être idiot au point ne pouvoir s’en rendre compte. Ceci sans oublier que ces deux états peuvent tout à fait cohabiter chez un même individu!

(2339)Que philosopher serait une préparation au mourir, la formule peut s’entendre comme la basse continue de toute morale digne de ce nom, et ceci au détriment de cette autre formule qui tenterait de nous faire croire que philosopher est une préparation ou un entrainement dans la seule perspective de se faire soigner toujours d’avantage et jusqu’à l’acharnement!

(2338)La musique de jazz parfois comme une fuite éperdue, aussi joyeuse que parfaitement désespérée devant l’approche du Seul, indispensable et généreux Grand Silence

(2337)Le sens ne se laisse toujours à nouveau saisir que pour s’échapper bientôt… Se posant tantôt ici puis tantôt là puis ailleurs encore et chaque fois dans l’imminence de son nouvel envol

(2336)On ne s’approchera jamais aussi heureusement du Seul et Insaisissable Grand Vide qu’en continuant obstinément de battre la mesure

(2334)Et si le Vide intérieur et le Vide extérieur n’étaient qu’un Seul et même Vide à l’Horizon d’une Éternelle Absence?

(2333Le Vide Seul pour être tout en n’étant pas, n’étant que de ce qui le borde et n’étant pas de n’être, toujours et partout, ni bord ni bordure

(2332)L’Impossible de l’équilibre, Seul, pour donner sens à ce Vide qui, encore et toujours, en nous comme autour de nous accueille et n’accueille pas l’effacement de toute chose

(2331)Tentant d’écarter le Vide ou tout au moins d’en oublier pour un temps l’idée chacun fait comme il peut pour construire un mausolée qui lui ressemble, un mausolée à sa mesure, un mausolée pour y graver son épitaphe!

(2330)Ce que, dans notre langue dite naturelle, nous nommons du joli mot de transcendance n’est peut-être plus pour nous désormais qu’une trace s’effaçant ou comme l’écho s’amenuisant d’une très ancienne et très vénérable quête du Sens…

(2329)L’Éternelle Omniprésence du Seul Grand Vide étant tout autant le comble de l’Accueil que celui de l’Indifférence c’est assurément à l’insondable Générosité du plus Grand, du plus inconséquent et du plus imprévisible des Hasards que nous devons l’incalculable fécondité de notre irréductible part de Chance!

(2328)Désespérant d’accéder à quelque reflet suffisamment fondé et partagé d’une Vérité conçue comme Universelle on finit par se contenter de l’une ou de l’autre des vérités concurrentes du moment, choisissant avec enthousiasme celle qui nous arrange et, mieux encore, nous flatte!

(2327)Nombre des vérités qui nous pensons pensons avoir acquis ne valent qu’au prix d’une vérification toujours renouvelée et dans la perspective d’éventuelles corrections ou de rectifications. Nombreux sont ceux qui, trop contents de pouvoir s’arrêter en chemin, les transforment en projectiles pour d’interminables polémiques!

(2326)On peut bien se coucher en la meilleure des compagnies on s’endormira toujours Seul, livré sans défense aux empreintes ou aux traces encore vivantes de rencontres qui, bonnes ou mauvaises, heureuses ou malheureuses, les ont laissées et parfois depuis déjà longtemps au cœur d’un inextricable et foisonnant réseau de neurones enchevêtrés!

(2325)Le Libre-arbitre dont disposerait le Seul Sujet est bien cette irremplaçable fiction d’une incomparable transcendance à laquelle on s’efforcerait inlassablement de croire en la projetant tantôt vers d’inaccessibles profondeurs intimes et tantôt jusqu’aux Ultimes confins d’un Univers aux innombrables expansions…

(2324)L’égalité des droits et des devoirs de chacun vis à vis de chacun, égalité juridique et formelle tendant néanmoins, grâce à la Délibération légitime et légitimante, à réaliser l’égalité des conditions devrait être l’occasion, non d’exacerber une envie, une jalousie et une voracité toujours prêtes à surgir mais bien plutôt de reconnaître et d’apprécier à tout moment ces innombrables qualités, différences ou distinctions dont il serait vain d’espérer en avoir un jour fait le tour…

(2323)La perspective d’innombrables et très spectaculaires Catastrophes se préparant déjà dans les insondables réserves de l’Avenir fait immanquablement paraître chaque évènement, non comme l’écho ou le reflet d’un modèle perdu mais bien comme le constant Surgissement d’un irremplaçable et foisonnant réseau d’imprévisibles écarts, improbables différences ou variations inouïes!

(2322)L’accès tant convoité vers l’Ultime et bienheureuse Sagesse ne se tiendrait-il pas déjà et en grande partie dans un art subtil de régler la voilure pour maintenir le Cap sur sa propre partie manquante?

(2321)Il faut beaucoup d’entrainement pour pouvoir espérer un jour approcher du rien et surtout rester à tout moment et jusqu’au bout prêt à risquer le tout pour le tout!

(2320)Et la mandoline de continuer de faire signe en direction des lointains, et la guitare de persévérer pour nous retenir encore et toujours en sa proximité…

(2319)La tendance de la pensée à prendre le chemin de sa propre mécanisation ne peut qu’ouvrir toujours plus grande la voie aux ajouts, greffes ou adjonctions de machines ou prothèses toujours plus performantes, rapides et voraces!

(2318)Il faudra toujours un minimum de temps pour permettre à la structure grammaticale de certaines phrases particulièrement chanceuses de se déplier suffisamment pour un heureux accueil des improbables traces de saisissantes intuitions venues directement d’une Originaire, irremplaçable et très énigmatique synchronie

(2317)L’Omniprésence d’un Vide aussi infiniment généreux qu’éternellement indifférent n’est-elle donc pas, pour l’ensemble des sciences qui en explorent inlassablement les contours, comme la Promesse indéfiniment renouvelée de nouvelles et parfois très déconcertantes découvertes tout autant que de nouvelles et toujours très excitantes questions ?

(2316)Le poète est enfin parvenu à une description complète de la bataille avec toutes ses péripéties et pour chacune d’entre elles un maximum de précisions et de détails parfois choquants, effrayants ou macabres! Certains le soupçonnent déjà d’y avoir voulu ajouter le chant d’un rossignol que personne n’avait entendu

(2315)L’Omniprésente Indifférence du Grand Vide, jamais susceptible de la moindre mesure ou du moindre calcul, constitue bel et bien le Seul Accueil possible de ces innombrables Chances dispersées à tout moment, sans compter et sans même y penser par le plus Grand, le plus Inconséquent et le plus Généreux des Hasards

(2313)Les écrivains, et tout particulièrement quand ils sont poètes, explorent les inépuisables ressources de l’imaginaire ainsi que celles des différentes langues susceptibles de leur être associées, créant ainsi d’innombrables univers comme autant de forêts de signes où nous finissons toujours par nous égarer et nous perdre. Et c’est pourquoi les philosophes et les critiques, précisément dans l’idée de ne pas s’y perdre, espérant même finir par y voir un peu plus clair, tentent inlassablement et chacun pour son propre compte d’en dresser de savantes cartographies! Celles-ci cependant, bien que pouvant être extrêmement précises, savantes et détaillées, ne parviennent jamais à couvrir de manière suffisamment exhaustive et détaillée ces forêts de signes pour empêcher qu’on puisse s’y retrouver parfois perdu et ceci même carte en main!

(2312)Les explorateurs commencèrent à être leurs propres cartographes. Vint ensuite le temps de la répartition des tâches puis d’une division systématique du travail favorisée par l’invention constante de nouvelles techniques. Les explorateurs ne cessèrent pourtant de découvrir ce que les cartographes n’avaient pas prévu, les obligeant à corriger leurs mesures et à rectifier leurs cartes. Théologiens et métaphysiciens débattaient âprement, s’inquiétant parfois de tant de bouleversements et de désordres! Aujourd’hui les cartographes sont devenus astrophysiciens tandis que les explorateurs sont peu à peu remplacés par des robots téléguidés et propulsés aux quatre coins d’un Univers aux interminables métamorphoses…

(2311)Car c’est assurément aussi en tant qu’impossible témoin de l’Éternité dans le Temps que nous n’auront cessé de nous manquer souvent, de nous effacer parfois et de nous ignorer toujours

(2310)C’est de cette ineffable et providentielle Synchronie dont, au cœur d’un inextricable réseau de neurones enchevêtrés, nous conservons les précieuses traces ou reliques que, toujours à nouveau, ressuscite l’élan de nos plus folles comme de nos plus spectaculaires acrobaties mentales ou spectaculaires!

(2309)Quoi mieux que l’Ascèse de l’Art pour capter, intégrer puis restituer en les métamorphosant les improbables éblouissements de l’objectivation tressés aux vertiges d’une indispensable et folle subjectivation?

(2308)A propos du point-virgule pourquoi ne pas imaginer que le point, en stationnement juste au-dessus de la virgule, veille sur elle tandis qu’elle-même n’attend que l’occasion de lui fausser compagnie?

(2307)La faculté de symbolisation, dont nous avons reçu les meubles en héritage, est bien ce qui nous permet d’entretenir et de prolonger l’indispensable et très précieux écart rendu possible par notre condition naturelle et native de prématuré. Plus précisément elle est ce qui nous permet de l’enrichir en le multipliant et en le démultipliant à l’intérieur même du labyrinthe mental et spirituel que nous ne cessons de parcourir grâce à cette même faculté de symbolisation.

(2306)C’est au plus près de l’Ultime et bienveillante Sagesse que l’ange du Bizarre, l’ange Gardien et l’ange Annonciateur fissent immanquablement par se retrouver pour se fondre l’un dans l’autre et avec Celui du plus Grand et du plus Généreux des Hasards…

(2305)L’inattendu de nos heureux étonnements n’aura cessé d’inspirer l’improbable et très labyrinthique parcours d’une écriture aux dix mille surprises, aux dix mille détours, aux dix mille bifurcations…

(2304)La pensée, inexorablement vouée au parcours incessant d’un inextricable et foisonnant réseau de neurones enchevêtrés s’accommodera toujours avec réalisme d’un esprit qui, généralement sans y avoir été invité et le plus souvent sans prévenir, aura toujours trouvé dans ce même réseau d’imprévisibles et précieuses occasions pour autant d’indispensables pieds d’appel!

(2303)Ces catastrophes dites naturelles ou semi-naturelles qui semblent devoir affecter régulièrement notre Planète peuvent assurément et non sans soulagement être considérées comme de simples esquisses de cette Grande, irréversible et inévitable Catastrophe qui, un jour, scellera le destin de la Terre elle-même et avec elle de toutes les espèces vivantes qui auront su y survivre plus ou moins pacifiquement mais toujours avec la plus grande ingéniosité…

(2302)On étudie volontiers aujourd’hui, et même avec les ressources de l’intelligence artificielle, une intelligence dite collective dont on se met alors à parler fort doctement pour en vanter les performances ou les mérites mais n’en oublions pas pour autant l’existence avérée d’une bêtise collective, certes parfois très réjouissante, mais assurément aussi parfois très destructrice, meurtrière et terrifiante!

(2301)Les complotistes prennent volontiers des airs comploteurs dans le même temps que les comploteurs prennent des airs bienveillants, affables et souriants.

(2300Le grand Silence Seul pour annoncer avec autant de bienveillance que de légèreté l’heureuse et Omniprésente Indifférence d’un Vide qui, toujours aussi insaisissable, nous entoure et nous accueille, nous attire et bientôt nous efface

(2299)Et l’incalculable Générosité des larmes de préparer sans regrets ni remords le chemin de l’effacement et de l’Oubli

(2298)Notre pensée laborieuse continue d’écarter méthodiquement les vertigineuses perspectives du Grand Vide, quitte à les charger de grains de sable ou de poussière, tandis que l’Esprit, dansant et virevoltant, ne cesse d’en redessiner les insaisissables contours

(2297)Des larmes de reconnaissance et de joie seront encore et bien plus souvent qu’on ne le croit versées en l’honneur et à la Gloire du plus Grand, du plus inconséquent et du plus Généreux des Hasards!

(2296)Seule l’Attente du rien, en elle-même et pour elle-même, pour nous donner un avant-goût des infinis richesses d’une inaccessible, insaisissable et continuelle Présence de l’Éternité dans le Temps

(2295)Aphorismes éparpillés comme les vestiges disjoints ou disloqués d’une ancienne cathédrale ou comme ces pousses nouvelles et prometteuses qui, déjà, tissent en secret leurs racines nourricières pour les relier en d’imprévisibles labyrinthes…

(2294)Tel maxime ou tel dicton apparaissant dans son évidente et discutable banalité n’aurait-il pas d’abord été quelque aphorisme tranchant ou percutant qui, usé ou érodé et pour finir méconnaissable, aura donc mal vieilli ou vécu trop longtemps?

(2293)L’espace mental immédiatement créé entre deux langues dites naturelles peut à tout moment accueillir les innombrables va-et-viens de la traduction de l’une dans l’autre avec leur constante possibilité de bifurcations, dérivations et autres improbables variantes. Ainsi, chaque fragment de discours appartenant à l’une ou à l’autre de ces langues demeurant virtuellement disponible bien que caché sous la traduction qui lui aura été choisie continuera d’indiquer la possibilité de nouveaux va-et-viens, tissages ou broderies à loger dans ce même et toujours très accueillant espace mental…

(2292)Qu’est-ce qu’un point d’interrogation sinon l’esquisse d’une spirale qui, tournée vers l’intérieur d’elle-même, nous invite à prolonger en silence son interminable et généreux Vertige?

(2291)La Première d’entre les Majuscules, la Seule qui mérite véritablement notre respect, notre admiration et notre dévouement ne restera-t-elle pas et pour toujours Celle qui a ouvert le chemin, fait la trace, indiqué l’Horizon de toutes nos dérives comme de tous nos errements?

(2290)L’écriture alphabétique ne nous pousse-t-elle pas toujours à nouveau en quête de l’inexploré, de l’inédit ou du spectaculaire tandis que l’écriture pictographique ou idéographique, de son côté, nous retiendrait inlassablement dans ses filets, nous y tournant et nous y retournant pour finir par nous absorber dans ce qui était déjà là et toujours sans que nous puissions véritablement nous en rendre compte?

(2289)Car c’est bien dans l’expérience de l’irréversible et de l’Absence que se font le mieux sentir les bouleversants et très fertiles effets de l’Impossible et Grand Amour…

(2288)L’Éternel entre-deux de l’Ouverture, et ceci quel que soit le sens du Passage est tout à la fois ce que l’on traverse et qui nous traverse, ce qui nous tient en même temps qu’on croit le tenir où s’y tenir et qui, tout autant et tout aussi bien, nous échappe

(2287)Placé soudain et par surprise à la forme interrogative l’aphorisme, d’abord si affirmatif, voire péremptoire et parfois même jusqu’à l’arrogance, ne se retrouve-t-il pas d’un Seul coup d’un seul et bien malgré lui retourné comme un gant?