A l’affiche!

Quoi qu’il en soit le sourire du Bouddha restera toujours particulièrement séduisant et apaisant pour celui qui continue à hésiter entre Socrate et Geronimo

2021

Dans certaines sociétés traditionnelles l’expérience ritualisée, éprouvante et douloureuse d’une mort symbolique permet une renaissance comme adulte accompli et reconnu. Dans nos sociétés dites modernes la symbolique de la mort semble entièrement récupérée et manipulée par la puissance économique et commerciale quand elle n’est pas réduite à une comptabilité continuellement mise à jour. De telle sorte que la fascination qu’elle continue d’exercer engendre un éventail de conduites plus ou moins fictives, addictives et risquées encouragées par d’innombrables marchandises ad hoc spécialement mises à disposition par ces mêmes puissances économiques et commerciales..

Car il n’est au pouvoir d’aucune réponse d’effacer la Possibilité de la question

Qu’est-ce que le Sujet pour nous sinon cette possibilité constamment renouvelée de s’identifier aux illusions d’un libre arbitre dont il n’y aura jamais d’autre preuve ou trace que sous la forme d’un Pari tout intérieur et secret?

Peut-on devenir véritablement adulte sans prendre conscience de l’enfant qui, en nous et sous notre regard devenu attentif, protecteur et bienveillant continue ses jeux intrépides et autres capricieuses facéties?

La réussite du Grand Amour c’est l’Impossible toujours à portée de mains!

Le plaisir ne saurait ni se conserver ou se stocker et encore moins se capitaliser dans le but d’en tirer un éventuel et profitable accroissement de lui-même.

L’inconnaissable en-deça de l’infiniment petit et l’inconnaissable au-delà de l’Infiniment grand se sont donc toujours déjà rejoints, mêlés et emmêlés dans l’au-delà de tous les Horizons possibles ou impossibles

Que l’incertitude et le doute n’hésitent jamais à se dissimuler derrière le masque d’un combattant qui pourra se montrer aussi impitoyable qu’incorruptible!

Le Sujet se saisit du langage pour s’y retrouver, s’y reconnaître et toujours à nouveau s’y perdre comme dans une immense et très intime chambre d’écho…

Tutoyant l’autre on peut bien viser au plus près du Sujet sans jamais pouvoir être totalement sûr d’avoir d’avoir atteint la cible

Contrairement à une foule constamment livrée aux incessantes et chaotiques interactions de ses nombreux éléments l’idéal, pour la Délibération légitime et légitimante est bien que chacun puisse s’y exprimer et s’y faire entendre le plus librement possible dans les limites du cadre formel nécessaire au respect de l’égalité et de la réciprocité de leurs droits et devoirs respectifs et partagés.

La Musique Seule pour naître et renaître encore et encore de ce vaste et irréductible Silence où elle n’aura cessé de revenir

Dans l’Omniprésente éternité du Vide nulle trace, vestige ou empreinte sinon Celle, insaisissable et vertigineuse du Comble de l’Accueil

Il semble bien qu’au jeu de l’échange amoureux le désir d’être entendu et compris prenne parfois le pas sur celui d’entendre et de comprendre et pourtant: que vaudrait d’être entendu et compris par celui ou celle qui ne le serait pas?

Le véritable Sujet ne se tiendrait-il pas d’abord en nous dans la disponibilité à ce qui n’aurait encore été ni entendu ou formulé et moins encore conçu ou compris?

Qu’est-ce qu’un autre Sujet sinon la possibilité constamment renouvelé d’un inattendu qui déjà nous attend à l’Horizon de notre propre inachèvement?

Que l’insaisissable du Bonheur soit cette Chance accrochée aux basques de la généreuse Bonté!

Se pourrait-il que, dans cette foule véritablement moderne et démocratique dont les éléments semblent perpétuellement agités d’un irrésistible mouvement brownien le véritable Sujet ne se manifeste plus qu’ironiquement, cherchant compulsivement à saisir l’image ou le masque derrière lequel il se dissimule pour l’envoyer aussitôt se perdre dans l’immensité d’un inextricable réseau?

Les dieux ne répondant pas ou plus nous voici condamnés à vivre au plus près d’une multitude d’innombrables animaux plus ou moins bien répertoriés, plus ou moins attirants ou bienveillants mais pour combien de temps encore?

Ce que nous continuons d’appeler Sujet n’est-il pas ce qui, pour maintenir en nous la possibilité de l’Ouverture, s’y tient constamment en quête de chaque point de sa Circonférence?

L’interminable Célébration Seule pour nouer, dénouer puis renouer sans fin les fils indéfiniment échangés ou partagés d’une indispensable et Commune Solitude.

Soyons sûr que l’enfant qui, en nous, continue ses jeux intrépides ou provocants aura à cœur de conserve jusqu’au dernier moment sur lui et à portée de main dans l’une ou l’autre de ses poches percées ses dés ou ses osselets, ses billes, ses pétards ou ses lacets…

Toute question est probablement une réponse possible à Celle dont on cherchera encore longtemps le Seul, véritable et authentique Sujet!

En démocratie chacun est libre de se prendre pour un nouveau Mandrin ou un nouveau Robin des Bois et de le revendiquer haut et fort en place publique… En dictature ou dans n’importe quel système totalitaire chacun doit incarner le plus servilement possible la Voix de son Maître ou bien faire semblant de l’incarner en donnant constamment des gages à l’ensemble des autres y compris à ses proches.

C’est en rassemblant et en resserrant le Sens sur l’ensemble des significations qu’il s’apprête à emporter qu’on lui insuffle l’énergie nécessaire au parcours d’une imprévisible et parfois aussi très acrobatique trajectoire!

Aux jeux de l’Impossible et grand Amour il arrive que l’échange des pièces soit la Seule manière de prolonger la partie en continuant de partager équitablement les chances de succès…

Une connaissance toujours plus précise et plus complète des mécanismes de la communication pourrait-elle conduire un jour à une explication satisfaisante de cette possibilité constamment renouvelée d’une compréhension naturelle et dans le meilleur des cas immédiatement partagée

La représentation d’un Monde ou plutôt d’un Univers indéfiniment ouvert sur l’Au-delà de ses propres limites connues ou connaissables ne peut que reconduire à l’Ouverture de cette même représentation sur l’au-delà de ses propres Horizons…

L’Impossible du Grand Amour ne serait-il que le négatif inversé de son Immensité?

La possibilité d’une Ouverture dont l’autre serait le Seul véritable Sujet ne cesse de réapparaître au centre de Celle qui, constamment, nous Ouvre à nous-mêmes et à nos propres perspectives en les projetant jusqu’au-delà de tous les possibles de l’Horizon…

Les huiles, gouaches ou encres colorées que Bram van Velde a laissé derrière lui seraient-elles le Seul témoignage restant accessible et bien que dispersé d’une formidable tentative d’exploration, de repérage et de cartographie du Paysage sans Nom

L’Ouverture mentale ou spirituelle dont on peut supposer que l’autre est également un Sujet possible ne saurait sans dommage être conçue comme simple doublure, image ou écho de Celle qui, toujours à nouveau, nous ouvre à nos propres perspectives en les projetant jusqu’au-delà de tous les possibles de l’Horizon

L’idée du fragment ne saurait s’opposer que très relativement et très provisoirement à celle d’une immense et incommensurable Totalité qui, d’ailleurs, le lui rend bien!

Entre la perspective d’une réduction aux lois d’une supposée mécanique et les illusoires consolations d’un idéalisme cousu de fils trop blancs l’imprévisible enchaînement de nos acrobaties mentales ou spirituelles suit un chemin qui peut parfois sembler bien escarpé et où la marge de manœuvre peut effectivement s’avérer bien étroite mais qui jamais, non, jamais ne pourrait nous priver des charmes indicibles du Paysage sans Nom

L’Ouverture mentale ou spirituelle est bien le seul accès possible concevable aux heureuses illusions d’un Monde supposé commun, Ouvert et partagé…

L’une des bases de la prudence étant de savoir renoncer à temps il est tout de même très agaçant de ne pouvoir que très rarement être totalement et définitivement sûr d’avoir eu raison de renoncer

Aussi conscientes voire même lucides puissent-elles être nos représentations mentales ou psychiques de la réalité ou d’une partie de la réalité faisant toujours déjà partie elles-mêmes partie de la réalité il y aura toujours une partie non négligeable de chacune de ces représentations ou de leurs conditions d’émergence à laquelle nous ne pourrons accéder qu’indirectement et par la médiation de procédures complexes de mesure et d’objectivation.

Les innombrables courriers, lettres, revues ou cartes postales inlassablement acheminées et distribuées par le Facteur Cheval lors de ses interminables tournées de campagne sont-elles toutes parvenues à leurs légitimes destinataires et toujours à temps?

Nous continuons d’appeler Ouverture ce par Où tout passe et repasse pour finir par disparaître en direction de l’illimité

Satisfaisantes ou non les réponses à nos questions ne nous reviennent-elles pas toujours aussi comme un écho assourdi de l’appel dont elles sont encore le fidèle témoignage?

L’Ouverture mentale ou spirituelle grâce à laquelle nous découvrons nos Horizons et traçons nos perspectives ou lignes de fuite ne manquera jamais de nous offrir et presque à chaque instant de nouvelles possibilités d’orientation, réorientations et autres désorientations!

Et c’est assurément jusque dans les Arcanes les plus secrètes du langage qu’il nous appartient de chercher la Source d’une Ouverture qui est tout à la fois Ouverture sur elle-même et sur la possibilité de chacune des autres…

L’orientation donnée à nos oreilles n’est pas moins importante que celle donnée à nos yeux ou que celles, tout aussi changeantes, prises par chacune de nos mains ou chacun de nos pieds!

Car c’est au cœur même d’un inextricable réseau de neurones enchevêtrés que se conserveront et jusqu’au bout les traces, marques ou empreintes toujours vivantes de ces fantômes qui, bienveillants ou grimaçants s’accrochent encore parfois au carrousel de nos rêves

On peut voir chaque question comme une ressource possible pour tenter d’ouvrir une porte au Seuil de l’autre labyrinthe

Qu’il ait définitivement disparu ou fasse faux bond sans préavis pas facile de trouver le remplaçant du meilleur ennemi!

La religion ou plus exactement la superstition du modernisme le plus moderne repose en grande partie sur le sacrifice systématique et constant de l’inquantifiable ou de l’indénombrable, de l’incalculable ou de l’incommensurable

Il y a plusieurs conditions de possibilité pour qu’apparaisse ce que nous appelons l’intersubjectivité culturelle, cognitive et affective. D’abord une condition d’ordre matériel représentée par l’existence d’organismes vivants cohabitant dans un même milieu, interagissant les uns avec les autres et possédant tous une capacité cérébrale, cognitive et sensible analogue. Ensuite une condition linguistique correspondant à l’existence d’un code commun et artificiel, c’est-à-dire ayant été inventé, et impliquant de ce fait une dimension d’innovation significative relativement aux transmissions d’informations purement naturelles et instinctives. L’existence de tels codes ou de telles langues permet en effet à ces organismes de développer chacun pour lui-même et pour les autres un espace mental et symbolique de projection et de représentation de soi-même, des autres en tant qu’autres sujets possibles et du Monde en tant qu’environnement supposé commun. La cohabitation de ces organismes et l’interconnexion linguistique de leurs différents espaces mentaux leur permet alors de communiquer, directement ou indirectement, sous la forme d’une production de messages individualisés et de leur échange généralisé. Chaque message est constitué par l’association codifiée d’une dimension matérielle perceptible auditivement, visuellement ou même de manière tactile voire olfactive avec le déclenchement acquis d’une représentation mentale ou symbolique de la réalité ou d’une partie de la réalité supposée du Monde supposé commun. La conséquence d’une telle situation d’échange et de partage est la possibilité d’une interconnexion de l’ensemble des différents espaces mentaux et symboliques disponibles dans un espace donné à un moment donné de l’histoire. Cette interconnexion est en effet constamment dépendante des capacités acquises par les différents acteurs de la communication pour produire et échanger des messages grâce à tel ou tel des différents codes culturels disponibles à tel ou tel moment de l’histoire commune. Cette interconnexion est également constamment tributaires des moyens techniques inventés pour relayer, prolonger et perfectionner par des outils appropriés cette même production et ce même échange communicationnel.

Le salut mécanisé et automatisé prodigué nuit et jour par d’invisibles entités qui ne connaîtront jamais ni plaisirs ni douleurs ne saurait présager rien de véritablement bon ou généreux!

L’Au-delà du Monde humainement connaissable reste et restera pour nous l’incommensurable Univers.

L’irremplaçable Don de l’Ouverture intérieure et spirituelle, nous livrant à la quête d’un Sens qui ne peut que renaître indéfiniment de ses cendres ne nous en projette que plus surement et plus généreusement vers l’Au-delà d’un Horizon qui n’aura donc cessé de nous faire signe dans l’entrebâillement des mots…

Si on s’en sort avec la Poésie la Musique, toujours pour nous y précéder

Au bout du rouleau la peinture, encore et toujours la peinture, marqueterie tranchée dans le vif du Sujet!

Pas d’authentique Sujet et moins encore d’Ouverture possible sans les ressources d’une langue qui ne nous précède, ne nous entoure et ne nous habite que pour que nous puissions la marquer d’un style dont le véritable Chiffre n’en restera pas moins et jusqu’au bout hors de notre portée

Certains, habités de toujours par l’étonnement, le doute et l’incertitude se tournent vers la philosophie pour y trouver un Horizon, une orientation ou un appui tandis que d’autres, poussés par l’impérieuse nécessité de s’affirmer en ayant l’air d’avoir raison y trouveront toujours quelque dogme approprié pour s’en faire aussitôt les porte-paroles ou les propagandistes zélés.

Nous continuerons d’appeler Don de l’Ouverture ce qui, venant on ne c’est quand d’on ne sait où et sans qu’on ne puisse jamais ni le prévoir et encore moins le planifier nous permettra de nous sentir encore plus d’une fois projeté, tournant et tournoyant vers cet insondable et inépuisable Au-delà de tous les possibles de l’Horizon

Lorsque la progression devient trop difficile ou pénible se rappeler d’abord que la lenteur, voire même l’immobilité la plus complète peuvent très bien devenir rapidement une Ouverture providentielle sur nombre d’autres chemins possibles

Des Lampes de Poches numérotées comme si elles allaient participer à une compétition ou comme s’il allait falloir les dénombrer le plus rapidement possible pour identifier d’éventuels fuyards? Surement pas! Les Lampes de Poches sont faites pour être tirées au sort dans un chapeau ou bien soigneusement cachées dans des papillotes multicolores et brillantes…

L’interminable et sinueuse paroi de notre imprévisible et double labyrinthe à Ciel Ouvert et à Claire Voie,, tout au long d’une progression parfois tâtonnante et parfois, au contraire virevoltante et pleine d’allégresse prend à mesure un relief parfois surprenant le plus souvent accompagné d’ombres biscornues avant de sombrer dans l’abîme d’un irrévocable et insondable passé

L’Impossible du Grand Amour reste et restera la Seule véritable mesure de tout ce qu’il ne cesse de rendre possible…

Un irrésistible et foisonnant échange de brûlantes caresses Seul pour se sentir au plus près de l’insaisissable Présence

Face à n’importe quel obstacle on peut toujours se demander s’il faut tenter de le franchir ou s’il est préférable de s’arrêter et pourquoi pas de faire demi-tour. En l’absence de tout obstacle on peut également et à tout moment décider de s’arrêter et pourquoi pas de faire demi-tour. Notons cependant que, quelle que soit la décision qui sera prise, l’immobilité peut elle-même devenir le chemin et que, si on fait demi-tout, on peut être sûr que celui qui nous attend n’est déjà plus tout à fait le même…

Lorsqu’un obstacle surgit en travers du chemin qu’on a choisi d’emprunter ne jamais oublier que, si on s’arrête et patient suffisamment il est tout à fait possible de voir l’obstacle se métamorphoser et devenir lui-même la possibilité d’un autre chemin…

L’Horizon d’Universalité qui Ouvre au processus d’objectivation rationnelle sur lequel repose la progression nécessairement méthodique et néanmoins toujours très zigzagante des sciences nous ouvre à l’heureuse possibilité d’une confrontation permanente des points de vues et des perspectives ainsi qu’au perpétuel enjeu ou défi d’une hypothétique Convergence finale!

Le Cap sur l’Ultime destination n’est que très rarement celui grâce auquel nous pouvons tracer un itinéraire et poursuivre notre route…

Il nous est arrivé plus d’une fois, nous sentant sur le point de saisir ce qui aurait pu nous conduire à modifier notre itinéraire ou changer notre cap de détourner rapidement le regard ou de fermer pudiquement les yeux

Car c’est un privilège de l’Impossible et Grand Amour que de pouvoir s’adapter à un nombre indéfini de situations inattendues ou surprenantes sans que soit jamais tarie ou épuisée la Source de ses irremplaçables et parfois très acrobatiques improvisations…

Tantôt grinçante et tantôt lyrique, tantôt ascétique et tantôt luxuriante la poésie qui fleurit dans les marges bariolées de n’importe qu’elle démocratie sera toujours préférable et de loin à celle qui accepte de défiler en bon ordre et en cadence derrière le bruit des bottes de n’importe quel totalitarisme!

Il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir retomber en enfance à volonté et si possible au bon endroit!

Seul l’arrachement de l’esprit au-dessus de lui-même et surtout de ses propres racines pour l’Ouvrir enfin aux innombrables et foisonnantes perspectives d’un Monde qui ne pourra que l’entraîner, sautant et virevoltant dans le formidable et généreux tourbillon de ses propres métamorphoses…

Le sujet ne transcende l’objet connu et reconnu qu’en se transcendant lui-même tandis que, de son côté et sans même s’en rendre compte l’objet connu continue de déborder le sujet en se débordant lui-même. L’Univers/Monde reste et restera jusqu’au bout le Seul Accueil possible et concevable à la mesure de cette inépuisable et folle chorégraphie!

Car c’est assurément depuis le Tout début que le Seul, imprévisible et Généreux Hasard s’est révélé être tout autant et tout aussi bien à l’Origine de toutes choses qu’à l’Horizon indéfiniment déplacé de ses propres métamorphoses…

Il peut arriver que, suite à un changement de circonstances ce qu’on prenait à tort ou à raison pour de l’amitié se révèle n’être plus qu’une charge ou un fardeau dont on pourra alors juger nécessaire de s’alléger rapidement avant qu’il ne soit trop tard!