A l’affiche!

La Forme se dessinant sur le Vide y accueille déjà tous les possibles du Silence

La Vraie Musique qui est aussi celle du vent et du ruisseau, du feu et de l’oiseau ne se laisse entendre avec bonheur que lorsque se sont retirées ou tues ces voix trop bavardes qui nous habitent et nous encombrent encore alors même que nous croyons pouvoir ne plus y penser…

Il n’est pas exclu que la dispersion annoncée puisse nous rattraper et nous surprendre au point de ne pas même nous laisser le temps de la voir arriver; il est possible également qu’elle se fasse attendre au point de nous obliger à prendre les devants avant!

Il est rarement avantageux avantageux de se précipiter pour déclarer la guerre mais il l’est toujours de s’y préparer avec un maximum de discrétion.

Car dans tous les tours et détours d’interminables et brûlantes caresses se tiennent déjà les promesses de l’Impossible et Grand Amour…

Les plus heureuses virgules, qui sont toujours aussi les mieux placées, savent aussi apparaître comme un clin d’œil complice discrètement adressé au souffle de l’inspiration…

L’esprit de la Magie ne tient-il pas aussi et pour notre plus grande Joie de l’esprit des Majuscules?

La perspective Ouverte sur l’Irréversible de la Catastrophe ne peut que donner plus de relief, de sel ou de piment aux innombrables rebondissements, péripéties et autres coups de théâtre qui se préparent déjà dans les coulisses du plus Grand et du plus Généreux des Hasards

Lorsque les temps sont agités, troublés et que l’apparente stabilité des choses dans lesquelles on a l’habitude de se reconnaître semble menacée certains, en quête d’un morceau de gloire ou de puissance, rivalisent de fausses prophéties et autres visions d’apocalypses pour attirer les esprits les plus fragiles ou les plus désorientés et leur faire miroiter quelque solution miraculeuse …

A trop vouloir réduire la part du style on risque de finir par faire la part belle au style du refus!

L’intime détermination des ressorts de n’importe quelle conviction comme celle de l’énergie qui la pousse à s’exprimer quand ce n’est pas à la vociférer en public est toujours très éloignée et différente des raisons dont le discours se pare pour en faire son arme ou son armure. Cependant celles-là n’en tirent-elle pas toujours discrètement les ficelles de celles-ci?

Mais suffit-il de jouer en manipulant de petits cailloux ou de minuscules osselets pour se retrouver un jour face au Chiffre du Grand Hasard?

Car c’est du décalage persistant entre les souhaits ou les intentions de Homme et ce qu’il obtient de ses propres machines que continuerons de renaître pour lui, inlassablement, d’indispensables raisons d’espérer…

L’Inaccessible de l’Horizon ne cesse de s’enrouler pour nous dans l’illimité d’innombrables et fuyantes perspectives

Qu’est-ce qu’un territoire sinon ce qui s’offre comme possibilité d’y installer un temps l’abri de tant d’injustifiables fantaisies…

La circulation des idées et des informations est essentielle au dynamisme de la démocratie et de la Délibération qui l’accompagne. Cependant, une partie de ces informations et de ces idées devant y circuler sous forme de marchandises, ces mêmes informations et ces mêmes idées sont inévitablement orientées, déformées et manipulées aux fins de manipulation. Il revient donc à la démocratie de contrer cette tendance en s’assurant d’une qualité et d’une diversité maximales tant des sources productrices d’idées ou d’informations que des moyens de leur diffusion. En régime despotique les informations ou les idées sont immanquablement surveillées, contrôlées et, pour finir, censurées et transformées en moyens de propagande.

Le despote est moins qu’aucun autre prêt à rire de lui-même et il est à parier que l’humour lui restera jusqu’au bout totalement étranger. De telle sorte qu’une prudente mise en circulation du rire et des moyens de le provoquer telles la caricature ou la parodie constitue déjà un coup porté à ce despotisme ou à ce totalitarisme, à sa censure et à sa répression!

Ce que nous appelons « âme », prétendant y voir autre chose qu’un corps, n’est ni le résultat d’une purification et encore moins la réalisation d’une domination mais bien plutôt la mise en œuvre d’une constante et équitable délibération entre provenances croisées, appartenances choisies et chances à saisir…

Réglons toujours nos dettes avec Générosité et bonne humeur mais sans jamais y engager plus de la moitié de notre âme!

Le plus résistant et le plus durable de ce que nous léguerons habite déjà le cœur indéfiniment déplacé d’un inachèvement longuement prémédité…

Le terrorisme est une technique consistant à utiliser la violence la plus extrême pour provoquer une peur et une panique destinées à désorganiser, à affaiblir et finalement à détruire un État ou une Puissance considérée comme ennemie. Selon la logique de ce terrorisme les victimes de cette violence ne sont que des choses ou des instruments délibérément utilisés et sacrifiés. Le terrorisme est donc un élément constitutif du despotisme puisque la peur en est le principal ressort. Du point de vue de la démocratie le terrorisme est à l’évidence exclu puisque, selon son propre principe et fondement nul ne peut y être utilisé, instrumentalisé et sacrifié comme une simple chose ou un moyen. L’usage de la violence par cette même démocratie implique donc de la déclarer et de la justifier en la soumettant à une stricte régulation et ceci même lorsqu’il s’agit de la diriger contre ceux qui tentent de terroriser cette même démocratie. Cette règle et cette régulation d’une violence considérée comme légitime n’excluant pas de lui associer la ruse, le calcul et la dissimulation.

La bêtise est assurément le soutient le moins regardant d’une ignorance qui, s’ignorant volontiers elle-même, risque bien de ne pas nous lâcher de si tôt!

L’Omniprésente et très Généreuse Inconséquence du plus Grand des Hasards est dors et déjà la signature anticipée de nos futurs, écarts, divagations et autres fertiles égarements

Le Vrai Doute, inachevable, insurmontable pourrait-il sans se renier lui-même cesser d’examiner systématiquement et en toutes circonstances toutes choses ou toute pensée qui se présente à lui pour, toujours à nouveau, interroger, questionner, ausculter toute nouvelle prétendue certitude Certitude?

Dans un régime despotique tous sont égaux devant la contrainte imposée à l’exception de celui qui détient ce pouvoir et de ceux qui, acceptant de collaborer avec lui, croient pouvoir bénéficier d’un traitement de faveur. Pourtant ils n’en demeurent pas et moins à tout moment exposés à l’arbitraire d’une possible répression. En démocratie, dans le cadre de l’égalité et de la réciprocité de droits et de devoirs rendus légitimes par la Délibération continuée chacun est en principe libre d’œuvrer à sa propre émancipation ou à celle des autres. Cette possibilité d’œuvrer à une émancipation qui n’est jamais donnée ni complétement et définitivement achevée n’est, cependant, jamais saisie ni de la même façon ni avec le même enthousiasme ou la même détermination par chacun. Par ailleurs tous ne rencontreront pas les mêmes obstacles ni ne bénéficieront à égalité des chances qu’une imprévisible Contingence ne cesse de prodiguer avec la plus inconséquente Générosité.

Une civilisation qui, au nom de ce qu’elle appelle fièrement la liberté, propose comme must ou dernier cri de la distraction technologiquement assistée de se projeter dans un monde virtuel pour jouer à tuer ou à se faire tuer tout en bénéficiant d’un maximum de confort et de sécurité ne sèmerait-elle pas une graine dont les fruits amers et délétères pourraient bien de provoquer, à terme, sa propre désagrégation ou disparition

La cabane d’où nous nous plaisons à observer l’incessant et lumineux déroulement d’apparences saisonnières parfois éblouissantes est en même temps l’abri d’un inestimable et précieux Jardin des Secrets

La transcendance du Sujet ne dépasse l’Objet que pour mieux le retrouver; celle de l’Objet n’enveloppe le Sujet que pour mieux l’entraîner, tournant et tournoyant par-dessus ses propres abîmes

Certaines heureuses questions résistent bien mieux que d’autres à cette marée de fâcheuses réponses qui ne manquent jamais de les assiéger et de les encercler pour les asphyxier ou les diluer et finir par les faire totalement disparaître

Le philosophe authentique ne serait-il pas d’abord celui qui, après avoir échangé le plus longuement et le plus librement possible avec les unes et avec les autres ne s’adresse ensuite qu’à lui-même, s’interroge, s’écoute et tente même de répondre bien plutôt qu’il ne s’adresserait à un Dieu qui ne répond plus

La Générosité du langage est bien de ne cesser de nous offrir de nouvelles Occasions d’aller là où il serai enfin possible de s’en passer

Le ping-pong intersubjectif reste bien à ce jour l’unique perspective d’une interminable et très réjouissante chorégraphie de la Question!

La capacité de l’esprit de toujours pouvoir à nouveau rebondir sur n’importe laquelle de ses nombreuses traces ne cesse de l’ouvrir et de le ré-ouvrir aux innombrables perspectives d’un imprévisible et très inépuisable Au-delà de tous les Horizons

La Vraie musique, Seule, pour prolonger et protéger en nous les traces de l’indicible et vertigineux Silence

Les questions les plus profondes ou les plus insolites ne sauraient rester sans dommages indéfiniment privées du Seul chant susceptible de les accompagner…

En énonçant l’énormité de la tâche à venir le philosophe, ou prétendu tel, s’autorise à coup sûr le plus astucieux mais aussi le plus insolent des raccourcis!

Parcourir une seconde fois notre interminable et double labyrinthe à Ciel Ouvert et à Claire voie nous donnerait-elle la moindre chance de pouvoir franchir ne serait-ce qu’une Seule fois et ne serait-ce qu’un instant le seuil de l’autre labyrinthe?

Prêt à rire ou à pleurer ce n’est jamais sans appréhension que accueillerons le messager tantôt si sombre et abattu et tantôt si enthousiaste et généreux d’une ancienne et vénérable mélancolie.

La capacité si précocement développée et perfectionnée de varier et moduler le cri en fonction d’impressions sensibles ressenties comme agréables ou désagréables n’est que le prémisse d’un appel à l’échange et au partage des langues à venir ainsi qu’à la tâche infinie de leurs mutuelles descriptions, traductions et transcriptions…

La linéarité linguistique apparente du message ne nous fera pas oublier qu’à peine formulée la grammaire qui le sous-tend le propulse d’un seul coup d’un Seul dans un espace intersubjectif symbolique, sémantique et signifiant dont le nombre de dimensions reste encore à ce jour impossible à déterminer!

La libre réciprocité d’une authentique intersubjectivité équitablement distribuée et partagée reste pour toute véritable Délibération l’Horizon toujours renouvelé d’une irremplaçable Terre promise qui serait aussi et comme par miracle l’heureuse Utopie d’une première et inébranlable fondation.

Conserverions-nous la moindre chance de parvenir au déchiffrement de n’importe quel message sans pouvoir supposer, au moins à titre d’hypothèse de travail, qu’il n’aurait jamais pu être ni conçu ni formulé sans l’espoir d’être entendu et même compris?

Et de l’écart à nouveau ce jaillissement d’imprévisibles différences, improbables dissemblances et autres indispensables dissonances!

Seule la concentration et l’intensification du sentiment de plaisir transformé en sentiment de jouissance est à même d’en révéler le caractère essentiellement mental ou spirituel

Ce n’est pas le mépris bien-pensant, intolérant et sectaire du plaisir que l’on réussit à prendre qui nous aidera à mieux supporter la douleur qui nous attend mais bien plutôt l’assurance que cette douleur ou cette souffrance en relève déjà le prix!

Un égal Silence n’est-il pas la réponse la plus Ouverte possible à donner aux plus folles questions comme à celles dont l’apparente profondeur nous fascine autant qu’elle nous échappe?

Que la disparition achevée de celui ou celle qui nous est chère soit, pour ceux dont l’inachèvement est en cours, l’occasion d’une célébration de ce même indispensable et généreux inachèvement…

Le fin du fin n’est ni le fin mot ni le mot de la fin mais peut-être bien le plus hésitant et le plus méticuleux des mots-à-mots bégayés dans l’Ouverture sur l’Au-delà de toute question

Ce n’est pas sans une immense arrogance que nous pourrions prétendre savoir mesurer, même approximativement, une ignorance qui nous précède jamais que pour mieux nous prendre à revers…

Les chemins qui s’ouvrent dans nos têtes ne sont pas moins nombreux et surprenants que ceux sur lesquels nous n’avons pas fini de trébucher et de vaciller à peine y avons-nous mis le pied…

Heureux le chasseur qui parvient à tourner indéfiniment autour de sa proie!

Car c’est du cœur même d’un indispensable et joyeux Non-sens que d’imprévisibles significations n’auront cessé de jaillir en quête d’un Sens qui n’en risque pas moins de continuer à leur échapper

Car c’est en ne cessant de parcourir ses propres déserts que l’esprit, toujours aussi imprévisible et capricieux, finit immanquablement par trouver l’énergie de ses plus folles acrobaties!

Et l’esprit, toujours aussi imprévisible et capricieux, de s’élancer une nouvelle fois pour sauter, tourner et virevolter avec grâce au-dessus, au-dessous et parfois même au plus près d’un Vide dont il n’est pourtant pas prêt d’avoir fait le tour

Toute lumière, et ceci quels qu’en soient l’intensité, la vitesse de propagation ou l’étendue du spectre n’éclairera jamais que l’une ou l’autre des facettes d’une ignorance dont le volume continuera de lui échapper

Les Chefs-d’Œuvres du Grand Art ne le sont jamais vraiment sans cette insaisissable touche qui, en eux et parfois même contre eux, résiste vaillamment à toute explication comme à toute compréhension ou justification!

La plus généreuse folie du Grand Amour est dans l’impossible suspension tant du point final que du point de suspension…

L’Ouverture sur l’Horizon de l’Infini Seule pour nous permettre d’approcher avec autant de grâce que de légèreté ou de douceur le plus minuscule des grains de poussière ou de lumière…

L’autre comme Sujet est toujours déjà l’accueil possible de la Seule et Unique et question qui puisse être vraiment partagée dans l’Horizon de l’Ultime et insaisissable Vérité

Car il est fort possible que la simplicité puisse venir encore plus d’une fois compliquer les choses

L’Ouverture intérieur sur l’au-delà de tous les possibles de l’Horizon est toujours déjà l’Accueil d’un Infini qui ne la traversera jamais que pour mieux la déborder de toutes parts et de part en part!

Les choses ne sont comparables que sur le fond de ce qui, en elles et tout autour d’elles leur demeure incomparablement fidèle et terriblement étranger

Pour celui qui partage la question en l’énonçant toute réponse devient l’Horizon d’un enchainement d’innombrables nouvelles questions et de non moins innombrables nouvelles réponses possibles…

La logique du despotisme lui impose de toujours tout mettre en œuvre pour persévérer dans l’accroissement indéfini de sa propre puissance. Le maquillage de la vérité, et d’abord de la vérité la plus factuelle et parfois même la plus ordinaire, la déformation et la manipulation des esprits constituant un élément décisif de cette stratégie de la puissance. Il en va tout autrement pour la démocratie et la Délibération qui l’accompagne en la légitimant. Le principe de celle-ci est en effet un idéal de justice et d’égalité nécessairement associé à la reconnaissance de la valeur non négociable de la vérité. Ce double principe en constitue tout à la fois le fondement et l’Horizon… Il en résulte pour cette démocratie le devoir d’une constante et juste régulation de sa propre force. La stratégie qui en découle implique donc que tout soit mis en œuvre pour préserver ou promouvoir cette justice et pour favoriser la diffusion la plus large possible de la vérité sous toute ses formes tandis que l’usage stratégique du mensonge, de la ruse ou de la dissimulation ne pourra qu’exceptionnellement et toujours très provisoirement être tenu pour légitime.

Le Sujet peut-il être totalement sûr de lui et de son existence autrement qu’au prix de son effacement?

La gymnastique du corps enveloppe, entretien et stimule celle, nettement plus audacieuse, acrobatique ou provocante d’un esprit esprit décidément toujours aussi imprévisible et capricieux…

Dans l’art du questionnement il ne s’agit pas d’abord d’interroger ou d’être interroger pour parvenir à saisir enfin quelques morceaux ou fragments d’un savoir aussi abstrait qu’impersonnel mais bien d’offrir et de s’offrir une possibilité de mieux se connaître, de mieux se reconnaître et pourquoi pas de se réinventer!

Et si la plus grande générosité des mots était de tout faire pour nous épargner le plus longtemps possible l’épreuve de l’Ultime et insaisissable Vérité?

C’est de l’autre comme autre Sujet que nous ne pouvons nous empêcher d’attendre qu’il nous renvoie l’imprévisible de nos propres questions…

Ecrire comme on dessinerait en les découpant au fur et à mesure les mille et unes pièces d’un immense puzzle où pour que chacun vienne s’y perdre et s’y noyer en tentant d’en reconstituer l’image inachevée

La tradition de culture à laquelle nous sommes fiers de nous rattacher tout en nous efforçant de lui échapper est tout à la fois le Sol qui nous aura plus d’une fois fait trébucher et celui sur lequel nous aurons plus souvent encore pris, et parfois même les yeux fermés, d’indispensables pieds d’Appel!

Le Vide dont nous parlons est bien aussi cette Ouverture intérieure par où viennent à nous, comme en apesanteur, tournantes et tournoyantes les lettres d’une impossible phrase

Notre chère mélancolie nous balade et nous balance, nous berce et nous secoue de telle façon que nous voilà tantôt précipité vers les sombres perspectives d’un inexorable crépuscule et tantôt soulevé par l’enthousiasme débridé et inventif d’une matinée de Grand Soleil!

Car c’est à force de contempler les Chefs d’œuvres du Grand Art que nous finissons par y déceler l’éventualité contagieuse d’une très légère et pourtant féconde modification du Cours du Monde…

Ce que nous nous nommons libre-arbitre et qui nous mettrait au-dessus de l’animal, nous flattant même d’en bénéficier de naissance, n’est au fond qu’une hypothèse assez téméraire et à jamais invérifiable de pouvoir échapper, à condition d’y mettre le prix et toujours de façon très provisoire, aux implacables décrets d’une aveugle Nécessité tout autant qu’aux générosités capricieuses du plus Grand des Hasards.

L’éthique de soi comme Sujet possible n’est possible que comme éthique de l’autre comme Sujet non moins possible!

Les lois, constamment et légitimement réexaminées, repensées et reformulées par la Délibération continuée assurent un cadre pour des mœurs et cette éthique du Seul Sujet qui puisse en reconnaître l’Horizon!

Ceux qui s’écoutent parler se réservent volontiers la meilleure place, toujours au premier rang mais dans leur Seule tête, non contents d’y occuper déjà le devant de la scène!

La possibilité de l’intersubjectivité comme de l’interlocution qui l’accompagne et l’entretient est tout à la fois le fondement moral et l’enjeu de la démocratie et de sa Délibération tandis que la possibilité de cette même démocratie et de cette même Délibération en est l’indispensable horizon politique et partagé…

Que nous aurait apporté de véritablement précieux l’Omniprésente Générosité du plus Grand des Hasards s’il n’y avait eu et depuis le tout début cette possibilité offerte de partir en Quête d’un Ultime, Unique et irremplaçable Question?

Qu’est-ce que le tu sinon l’adresse possible d’un nombre indéterminé de questions dont l’ensemble des réponses possibles pourraient bien constituer une formidable ressource pour un nombre tout aussi indéterminé de nouvelles et imprévisibles questions?

Il n’y a d’écart ou de dispersion envisageables que dans la perspective du rassemblement ou de l’assemblage; il n’y a d’assemblage ou de rassemblement concevable que dans la perspective de l’écartement ou de la dispersion….

Au-delà est aussi le signe ou la trace d’une Ouverture sur l’ensemble des variations possibles de la Seule, Ultime et informulable Question…

La philosophie comme marchandise étiquetée et médiatisée, édulcorée et pour finir largement répandue sur le marché ne risque-t-elle pas de faire progressivement et parfois même très insidieusement obstacle à toute tentative pour partir résolument en quête des traces, fragments ou simples échos de l’Ultime et informulable Question?

Poursuivant l’exploration tantôt hésitante ou tâtonnante et tantôt très excitante ou enjouée de l’interminable réseau des innombrables galeries de notre indispensable et double labyrinthe à Ciel Ouvert et à Claire Voie il nous arrivera encore plus d’une fois de nous imaginer en reconnaître un passage, prétendant alors le parcourir à nouveau mais sans jamais pouvoir en administrer la moindre preuve.

Qu’appelons-nous Sujet sinon la possibilité constante de pouvoir se projeter soi-même et tout entier dans le Vide d’une Imprévisible et Généreuse Ouverture?