
(1767)Ce que nous ne pouvons pas nous empêcher de vivre comme une décision prise dans l’une des dimensions de notre imprévisible et double labyrinthe à Ciel-Ouvert et à Claire-Voie est toujours déjà une nouvelle bifurcation franchie dans l’autre.
(1766)L’Omniprésence du Grand Vide n’ayant jamais répercuté qu’un écho du plus Grand et du plus Généreux des Silences qu’attendre des innombrables bifurcations et galeries de notre indispensable et double labyrinthe à Ciel Ouvert et à Claire Voie sinon l’écho indéfiniment renouvelé d’un interminable et très réjouissant bégaiement?
(1765)Pour un esprit aussi imprévisible que volontiers joueur et capricieux quoi de plus excitant qu’un Pari à échéance immédiate sur l’inconséquente Générosité du plus Grand des Hasards?
(1764)L’Horizon d’Universalité concrète dont la Science ne cesse de traquer, de saisir puis de relier les traces ou indices épars pour en concevoir l’impossible Unité ou synthèse n’offre-t-il pas à un esprit toujours volontiers imprévisible et capricieux la perspective sans cesse renouvelée que l’inouï de la surprise puisse se manifester dans la reconnaissance et ceci dans le même temps que la reconnaissance pourrait se manifester dans l’inouï de la surprise?
(1763)L’Homo touristicus moderne est prêt à tout saccager pour tenter de rejoindre les images d’un bonheur paradisiaque et toujours au fond très convenu qu’on lui présente par lots ou en séries! L’homo touristicus post-moderne sera-t-il bientôt tenté de rejoindre le même genre d’images mais sur fond de catastrophe?
(1762)Car c’est en nous efforçant de mieux sentir le passage du temps en nous ou de nous dans le temps qu’il nous arrive de percevoir ces ombres qui, venues des profondeurs d’un inaccessible Passé, ne cessent de migrer vers les toujours très généreuses promesses d’un Avenir aux multiples visages…
(1761)Chaque bifurcation rencontrée dans notre labyrinthe extérieur renvoie immédiatement à la possibilité d’une ou plusieurs bifurcations de notre labyrinthe intérieur, chacune de celles-ci contenant déjà et en puissance la possibilité de nombre de nouvelles bifurcations de ce même et indispensable labyrinthe extérieur…
(1760)La logique de l’écriture alphabétique ne nous entraîne-t-elle pas toujours plus avant vers ce qu’il faudrait encore découvrir, conquérir ou construire tandis que celle des écritures pictographiques ou idéographiques ne nous ramène-t-elle pas toujours à nouveau vers ce qu’on possèderait déjà sans nécessairement s’en être rendu compte?
(1759)Toute Chance de ne se saisir jamais qu’au vol et par fragments!
(1758)Ils y en a qui semblent fuir leurs propres ombres et d’autres se précipiter comme s’ils voulaient leur marcher dessus! Peu gardent le calme de ceux qui savent que ces mêmes ombres font aussi et depuis longtemps partie des masques d’une Ultime, insaisissable et très excitante Vérité!
(1757)De l’Impossible du Grand Amour la seule chose dont nous soyons véritablement sûr est d’avoir plus d’une fois vu fuir l’ombre fugitive, fantastique et dansante mais sans jamais avoir pu être sûr de l’avoir eu à portée de main!
((1756)Quel formidable enchaînement de phrases ne faudrait-il pas pour parvenir à décrire jusque dans ses moindres détails ne serait-ce qu’une portion limitée de l’interminable paroi de notre indispensable et double labyrinthe à Ciel-Ouvert et à Claire-Voie, parvenant à en révéler les moindres arrêtes ou aspérités plutôt que de les atténuer, à en soutenir les ombres bien plutôt que de les éclaircir en les effaçant jusqu’à les faire complètement disparaître!
(1755)Dans l’attente du plaisir il est souhaitable que soit ajouté au plaisir de l’attente juste ce qu’il faut d’impatience pour étirer le présent vers son plus proche avenir… Dans l’attente craintive de la douleur il est souhaitable que soit ôté à la douleur de l’attente ce qu’il faut d’insouciance pour retourner le présent sur son passé le plus proche et le plus désirable
(1754)Envisagée du Seul point de vue de l’avare et très calculatrice Nécessité notre déroutante et zigzagante trajectoire dépend d’une équation dont les inconnues, en nombre encore inconnu, nous le resteront encore longtemps!
(1753)Et le génie de s’étonner, de s’amuser et de s’esclaffer tandis que le castor, imperturbable, continue la construction du barrage…
(1752)Le philosophe s’intéresse à tout ce qu’il peut absorber et ruminer sans toujours pouvoir le bien digérer tandis que le poète, instantanément, réagit à ce tout ce qui fait vibrer la corde sur laquelle il est immédiatement tenté de s’élancer les yeux fermés
(1751)Dans l’échange, le partage et l’emmêlement d’amoureuses caresses c’est bien la peau de l’autre qui, toujours à nouveau aussi souple, toujours à nouveau aussi tiède, s’offre comme paroi de notre indispensable et double labyrinthe et ceci dans le même temps que notre propre peau, toujours à nouveau tout aussi souple et tout aussi tiède, s’offre comme paroi de l’autre, indispensable et double labyrinthe…
(1750)Car c’est en renonçant à tenter et parfois même désespérément de contempler notre propre reflet dans les yeux d’une Ultime et insaisissable Vérité qu’on approchera plus sûrement de l’Ultime, insaisissable et bienveillante Sagesse…
(1749)La question du droit des animaux qui, en principe, devrait aussi être celle de leurs éventuels devoirs réciproques ne devrait-elle pas tenir compte plus sérieusement de la possibilité qu’ils puissent un jour en comprendre la signification et les enjeux? Et cette possibilité ne concerne-t-elle pas tout particulièrement ceux qui tournent inlassablement à l’intérieur de leurs cages exigües?
(1748)Dans l’échange et le partage d’un enchevêtrement d’amoureuses caresses le je et le tu ne se côtoient, ne se croisent et ne s’échangent que dans la perspective d’un nous qui ne se laisse approcher et saisir que pour mieux nous échapper
(1747)La plus grande des générosités consisterait surement à tenter de s’adresser d’abord à ce qui, chez l’autre, se tient toujours déjà juste au-dessus de cette aveugle et aveuglante Nécessité qui ne nous entoure et ne nous habite que pour mieux nous emporter jusqu’aux limites d’un Univers aux innombrables expansions…
(1746)Car c’est dans le déroulé comme dans le dédoublement d’un écheveau d’imprévisibles et brûlantes caresses que la peau de l’autre peut nous faire le plus immédiatement et le plus intensément signe comme peau d’un autre, si proche et tout aussi imprévisible labyrinthe…
(1745)La fascination si répandue et si contagieuse pour ces innombrables écrans portatifs et lumineux où se bousculent nuit et jour une multitude d’images volontiers accompagnées de commentaires hystériques nous empêchera-t-elle encore longtemps de regarder par la fenêtre?
(1744)L’abri de notre fantaisie doit bien évidemment avoir sa propre porte pour nous permettre d’aller dans le monde et de nous y exposer aux rencontres, nous y faire reconnaître et prendre aussi le risque de nous y perdre… Cette même porte nous permettra, le moment venu, de revenir nous mettre à l’abri! Cet abri aura bien sûr aussi ses fenêtres et ses volets pour qu’on puisse, à chaque moment souhaité, les ouvrir à l’air, à la lumière et au spectacle toujours renouvelé d’un Paysage aux incessantes et parfois même très spectaculaires métamorphoses…
(1743)Si le début aura été plein de promesses et si, en outre, le milieu n’aura cessé de se prolonger en d’imprévisibles digressions qu’espérer de la fin sinon qu’elle se fasse attendre le plus longtemps possible !
(1742)Ni la pitié ni la tristesse ne cohabitent volontiers avec l’admiration heureuse. La joie, par contre, la serre de près avec tout de même parfois une petite pointe de jalousie!
(1741)Le droit, probablement naturel, de pouvoir s’exprimer en quelque langue que ce soit n’implique pas nécessairement celui d’être entendu et encore moins d’être compris, de même que le devoir d’écouter, quand il a lieu, ne saurait exclure le droit de s’endormir…

(1740)On ne jouera jamais de meilleure pièce, interprétant un meilleur rôle avec de meilleurs partenaires et de plus inoubliables répliques que dans notre petit théâtre mental, tout intérieur et privé!
(1739)En repoussant l’horizon de son inéluctable et Ultime dispersion l’Humanité accroît de manière infinitésimale l’éventualité de pouvoir un jour entrer en contact avec une civilisation extra-galactique qui, bien évidemment, serait alors à même de lui lancer, probablement en urgence, de providentielles bouées de sauvetage ou planches de Salut!
(1738)Ruse subtile ou simple espièglerie du Sage: s’adonner à la joie de la plus grande vitesse dans l’apparence de l’immobilité la plus parfaite!
(1737)On n’apprivoisera jamais mieux le Temps qu’en s’efforçant de l’étirer à l’intérieur de soi pour l’enrouler sur lui-même à l’abri de toute curiosité et de toute impatience ou empressement
(1736)La perspective d’une irréversible disparition de cette espèce dont ils font indéniablement partie précipite certains représentants de cette espèce assurément menacée dans la quête effrénée d’une jouissance de prédateurs aux abois tandis que d’autres, au moins aussi nombreux, parviennent encore à cultiver l’illusion d’un miracle possible. Pour finir il y a ceux qui, probablement moins nombreux mais plus proches de l’Ultime et bienveillante Sagesse, se contentent de prolonger au mieux et avec un minimum de dommages pour les autres l’expérience d’un plaisir variable et varié obligeamment mis à leur disposition par l’inconséquente Générosité du plus Grand des Hasards
(1735)Le nœud toujours à nouveau déplacé reliant notre indispensable labyrinthe intérieur à notre non moins indispensable labyrinthe extérieur n’est jamais très éloignée du centre mobile, insaisissable et dispersé de cet inextricable réseau de neurones enchevêtrés dont l’esprit, toujours aussi imprévisible et capricieux, ne cesse de franchir ou de traverser les innombrables carrefours, embranchements et autres bifurcations…
(1734)C’est toujours à nouveau grâce aux perspectives inattendues du Sens que les significations s’ouvrent à de nouvelles et très stimulantes possibilités; c’est toujours à nouveau grâce aux possibilité insoupçonnées de la signification que le Sens nous ouvre de nouvelles et stimulantes perspectives sur lui-même tout autant que sur son inséparable et joyeux Non-sens…
(1733)Le droit de propriété ne devrait-il pas donner à chacun la possibilité de disposer d’un abri protecteur lui permettant de donner libre cours, loin des yeux ou des oreilles indiscrètes, à une fantaisie des plus capricieuses, des plus frivoles et des plus authentiques?
(1732)Certains de ceux qui applaudissent en chœur et y mettent toute leur énergie ne s’applaudissent-ils pas surtout eux-mêmes de le faire si bien, si généreusement et avec un tel enthousiasme ?
(1731)Ce qui se dit ou ce qui s’écrit ne s’adresse-t-il pas tout autant à ce qui n’a pas encore été dit ou écrit qu’à ce qui l’a déjà été et parfois depuis fort longtemps ?
(1730)L’homo touristicus qui, dorénavant, a la possibilité d’investir les quatre coins du Globe est capable de payer le prix fort pour obtenir le privilège d’assister en direct au spectacle d’une catastrophe à laquelle il contribue lui-même allègrement, exigeant même d’y assister aux premières loges et avec un maximum de confort et de sécurité!
(1729)Que dire du fonctionnement ordinaire de la pensée, que celle-ci soit consciente ou non, sinon qu’elle mouline toujours à grande vitesse et plus particulièrement quand elle le fait à Vide! Seul alors l’esprit pour lui apporter son grain de sel, son grain de sable ou bien son étincelle!
(1728)Certaines phrases peuvent être étirées puis tendues à la limite de leurs points de rupture respectifs et sans même qu’aucune ponctuation ne soit nécessaire!
(1727)Durant l’interminable processus de la traduction la langue de départ et la langue d’arrivée ne cessent de se tendre l’une l’autre le miroir de leurs possibilités insoupçonnées…
(1726)Dieu sait pourquoi les Hommes en vinrent un jour à concevoir et à nommer un Dieu ou une Divinité voire même toute une famille de divinités en tous genres n’est-ce pas à la Générosité du plus Grand Hasard qu’ils durent l’essentiel de leur inspiration?
(1725)Qu’on y croit ou qu’on n’y croit pas prononcer le nom de dieu reste d’un usage parfois délicat et nous savons qu’en de certaines circonstances qui échappent en partie à la prévision et, bien, sûr selon le sens de la formulation choisie les effets produits pourraient se montrer sans équivalent!
(1724)Lorsque nous nous apprêtons à faire souffrir un animal et même à lui ôter la vie c’est tout autant la pitié que nous éprouvons pour lui que l’estime que nous nous portons qui devrait nous guider et probablement, arrêter notre geste plutôt que l’idée d’un droit ou d’un devoir dont il y a fort à parier que l’animal en question n’a pas encore une idée bien claire!
(1723)Certains rêvent d’une cabane perdue en en forêt tandis que d’autres s’efforcent par tous les moyens d’acquérir la plus grande part possible de cette même forêt pour l’exploiter sans relâche au moyen de machines toujours plus puissantes et destructrices et en obtenir le plus rapidement possible un maximum de profit en un minimum de temps.
(1722)La très ancienne, vénérable et miraculeuse invention du boomerang force d’autant plus l’admiration que l’on sait maintenant que ceux qui y parvinrent eurent longtemps la sagesse de s’en contenter.
(1721)Il nous est tout aussi impossible d’identifier à l’avance les innombrables bifurcations que le Grand et Généreux Hasard tient déjà en réserve pour nous les offrir encore et toujours à mesure du parcours encore en cours de notre indispensable et double labyrinthe à Ciel Ouvert et à Claire Voie que de nous remémorer l’ensemble de celles qu’il a déjà offertes à nos précédentes, indispensables et toujours très fertiles hésitations!
(1720)Car la langue pourrait bien être non seulement l’outil comme son propre mode d’emploi mais encore l’unique matériau sur lequel il sera jamais possible de l’exercer correctement!
(1719)Certain(e)s sont si désireux et pressés d’être considéré(e)s comme comme d’authentiques maîtres qu’ils ou qu’elles finissent par se contenter de la reconnaissance bruyante et servile d’une assemblée de grenouilles!
(1718)Pourquoi persévérer avec tant de sérieux en quête de l’Ultime et bienveillante Sagesse alors que tout, désormais, porte à croire que l’Ultime Vérité ne se livrera jamais que par morceaux, bribes ou fragments?
(1717)Qu’il est tentant de n’attribuer de responsabilité qu’à ceux à l’égard desquels nous éprouvons déjà et plus ou moins consciemment un ressentiment plein de sombres et douloureuses promesses!
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