(1506)Le temps qui nous entraîne et nous emporte ne pourrait-il en venir un jour à s’enrouler sur lui-même, tournant et retournant à l’infini autour de l’impossible Présence d’une Seule Unique et insaisissable Source?
(1507)Une incorrigible bêtise ne cesse de nous courber autour d’improbables totems tandis que l’esprit, toujours aussi imprévisible et capricieux, ne cesse d’en provoquer les foudres!
(1508)L’insondable Générosité du plus Grand et du plus Capricieux des Hasards ne cesse de bousculer, de secouer et de retourner en tous sens cette avare Nécessité qui n’en restera pas moins définitivement coincée dans le cadre et sous l’Horizon de ses propres contraintes.
(1509)De l’heureuse anticipation de l’inachèvement qui vient résulte l’indispensable souci de préserver cet enfant qui, en nous, continue ses espiègleries, provocations et autres intrépidités!
(1510)L’insaisissable de la Présence reste et restera jusqu’au bout le seul véritable indice, la Seule véritable trace de l’Éternité dans l’Être
(1511)Une approche significative de l’Ultime et bienveillante Sagesse s’avèrera toujours extrêmement problématique et même risquée en l’absence d’une authentique prise de conscience de cette incontournable bêtise qui, quoi qu’on en ait, quoi qu’on en dise n’aura jamais cessé de se jouer de nous!
(1512)L’Omniprésente et si bienfaisante présence de l’Éternel Grand Vide Seule pour accueillir avec la même et Généreuse indifférence l’incoercible rejet de toute souffrance en même temps que l’indicible attrait d’une incontournable jouissance!
(1513)L’intelligence ne fera jamais que renforcer ses propres limites en s’obstinant à ne considérer la bêtise que comme un simple obstacle à surmonter ou, mieux encore, une sorte de rival à défier!
(1514)Lorsqu’il se montre au mieux de sa forme notre incomparable cerveau semble fonctionner à l’image d’un véritable Cosmos intérieur qui ne nous aurait investi que pour mieux nous projeter vers un Horizon d’immenses et tournoyantes galaxies…
(1515)Serait-il donc possible que l’esprit des majuscules puisse se laisser infiltrer voire contaminer par Celui de l’irrévérence, de l’insolence ou de l’impertinence?
(1516)Notre indispensable et double labyrinthe à Ciel-Ouvert et à Claire-Voie peut-il être parcouru avec plus d’attention, de conviction et parfois même d’enthousiasme que lorsque nous examinons et nous y examinons dans la Seule perspective de l’heureuse, inévitable et très fertile dispersion annoncée?

(1517)Car c’est bien depuis le tout Début que dans tous les coins et recoins de notre indispensable et double labyrinthe à Ciel-Ouvert et à Claire-Voie se répercute l’écho d’un Appel venu de tous les possibles de l’Horizon…
(1518)L’énigme du style n’aura cessé de lancer et de relancer pour nous cet appel venu du centre indéfiniment déplacé d’une écriture aux innombrables hésitations, incontournables croisements et imprévisibles bifurcations…
(1519)Nos inévitables ratages, regrets ou repentirs sont à l’exacte mesure de ce qui ne cesse de nous projeter au cœur toujours à nouveau déplacé d’un inachèvement longuement, obstinément et très amoureusement prémédité…
(1520)La désorientation du Ciel était à son comble à l’instant même où sa verticale prenait la fuite
(1521)Notre propre mythologie nous permet d’y croire; celle des autres, parfois, de penser pouvoir nous y mettre à l’abri!
(1522)L’inépuisable Au-delà de tous les possibles de l’Horizon constitue bel et bien la Seule et unique Promesse envisageable pour tant d’inévitables bredouillements, incontournables balbutiements et autres indispensables bégaiements…
(1523)L’Omniprésence d’un Vide aussi infiniment accueillant qu’éternellement Indifférent reste bien et à ce jour la Seule et unique réponse concevable de l’inconcevable Néant face à l’énergique, inépuisable et victorieuse Danse du plus Grand et du plus Généreux des Hasards!
(1524)Le parcours de notre indispensable et double labyrinthe à Ciel-Ouvert et à Claire-Voie est une Chance qu’il nous appartient de saisir et de ressaisir en nous replaçant toujours à nouveau dans la Seule perspective d’un imprévisible, incalculable et très inépuisable Au-delà de tous les possibles de l’Horizon
(1525)La Seule acceptation vraiment sincère de l’inachèvement qui vient ouvre déjà et par elle-même sur toute une très excitante perspective d’autant de nouvelles batailles que de nouvelles victoires possibles face à l’inéluctable de ce même inachèvement…
(1526)Face à l’inéluctable de l’inachèvement la dernière des batailles n’est pas nécessairement celle qu’on croit!