(1527)L’idée d’un vide aussi infiniment accueillant qu’éternellement indifférent est bien la Seule, unique et impossible représentation vraiment convaincante de ce en quoi l’esprit, toujours aussi imprévisible et capricieux, pourrait bien être amené un jour à se métamorphoser
(1528)L’ange Gardien, l’ange du Hasard et l’ange du Bizarre n’ont jamais eu besoin d’un quelconque prétexte pour s’échanger à l’improviste et à demi-mots si nécessaire d’inoubliables répliques!
(1529)La médecine la plus moderne, la plus sophistiquée et bien évidemment la plus couteuse ne nous permettra jamais que de gagner quelques batailles de plus dans une guerre dont l’issue définitive devrait pouvoir coïncider avec la Sagesse du dernier moment.
(1530)Dans chacun de nos passages à Vide sachons découvrir l’amorce d’une ligne de fuite, dans chacune de nos lignes de fuite sachons découvrir les signes ou les indices d’une ligne de force!
(1531)Nos véritables ennemis le seront toujours d’abord de notre honneur et de notre dignité et c’est donc avant tout à la défense cet honneur et cette dignité qu’il nous faut nous exercer, nous entrainer, nous aguerrir
(1532)Il est probablement plus facile pour la bêtise de reconnaitre l’intelligence que pour celle-ci de reconnaitre cette même bêtise et l’une ne s’en inquiète pas beaucoup plus que l’autre
(1533)Chaque phrase devrait être dotée du Seul rythme véritablement nécessaire lui permettant de se projeter elle-même avec un maximum d’énergie et de grâce en direction des innombrables et futures bifurcations d’un imprévisible et double labyrinthe d’écriture à Ciel-Ouvert et à Claire-Voie…
(1534)L’Inépuisable et surtout très énergique Générosité du plus Grand et du plus inconséquent des Hasards ne nous entoure et ne nous traverse que pour mieux nous emporter en nous émiettant et en nous pulvérisant jusqu’au Ultimes Confins d’un Univers aux formidables expansions

(1535)Rien n’indique à ce jour que l’Ultime et bienveillante Sagesse se tiendrait proche, voire même toute proche d’une Ultime, inconséquente et très insaisissable Vérité
(1536)Ce n’est qu’en continuant à explorer avec toujours autant d’obstination les moindres failles, fissures et autres interstices de notre imprévisible et double labyrinthe à Ciel-Ouvert et à Claire-Voie qu’on pourra y faire entrer de temps à autre et chaque fois très brièvement un éclat de la plus grande lumière dans un recoin de la plus sombre des Nuits…
(1537)L’écriture, tout comme la lecture qui la suit de près ne nous sépare les uns des autres que pour mieux nous unir à l’écoute du Seul Grand Silence qui, depuis le Tout début, nous accompagne dans l’attente d’une Dispersion aussi généreuse et fertile qu’amoureusement partagée
(1538)Que ce soit par le geste, par l’écoute ou d’un simple regard on ne tient véritablement compte d’autrui, de son honneur et de sa dignité que dans les limites d’une d’une Générosité résolument placée au-delà de tout calcul comme de toute préméditation
(1539)Nul achèvement, si irréversible ou définitif qu’il puisse d’abord paraître aux yeux des vivants affairés qui ne puisse rapidement prendre le sens d’un très radical et très prometteur tout premier Commencement!
(1540)L’illusion du libre-arbitre est bien cette excitante et redoutable fiction qu’une indispensable et très imparfaite justice n’écartera jamais qu’au prix de sa propre mise en cause ou mise en examen.
(1541)L’art si précis et précieux de l’arrangement des fleurs permet assurément d’accompagner d’une manière particulièrement délicate et raffinée toute les indispensables illusions de l’Impossible et Grand Amour
(1542)Un excès de sérieux dans la question ne peut qu’en appeler à cette part de non-sérieux inévitablement contenu dans toute réponse; un excès de sérieux dans la réponse ne peut que renvoyer à cette même part de non-sérieux toujours déjà contenu dans la question…
(1543)Toujours à nouveau hésitant ou tâtonnant dans l’une ou l’autre des innombrables galeries de notre indispensable et double labyrinthe à Ciel-Ouvert et à Claire-Voie combien de fois n’avons-nous pas eu, en outre, à le désencombrer de tout un bric-à-brac laissé en plan et parfois par nous-mêmes, ou bien à devoir creuser pour élargir ce qui n’était encore qu’un trop étroit et très obscur boyau?
(1544)Car ce sera toujours sans prévenir que viendront à nous les messagers de l’Impossible et Grand Amour!